Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré mercredi que l’armée israélienne devrait reprendre le contrôle de la bande de Gaza.

Le ministre soutient ces mesures en représailles à la pluie de roquettes qui est tombée sur le sud d’Israël. Il a également affirmé qu’Israël doit défendre ses citoyens, même si cela mettrait les négociations de paix en danger.

Liberman a annoncé à la Deuxième chaîne qu’Israël ne pouvait pas accepter que des dizaines de roquettes soient tirées en direction de cibles civiles en une seule journée.

Il a ajouté que l’armée israélienne était prête à agir dans l’immédiat afin d’endiguer les menaces de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.

« Il n’y a pas d’autre solution que l’occupation totale de la bande de Gaza ; c’est seulement alors que nous pourrons nous assurer que de telles scènes ne se reproduiront plus, » indique le ministre. « Nous ne pouvons ignorer une telle attaque, des tirs de 50 roquettes et d’obus de mortier. »

Le Djihad islamique, qui a revendiqué les attaques, a avancé le nombre de 90 roquettes.

Liberman a assuré que seule une invasion militaire totale de Gaza pourrait mettre fin à la menace. Il a indiqué qu’il n’accepterait aucune opération d’envergure limitée au-delà de la frontière.

« Je voterai contre toute opération limitée, » a-t-il annoncé. « Ils ont des caches (d’armes), des stocks de milliers de missiles, et chaque jour ils intensifient leurs efforts, » a souligné le ministre des Affaires étrangères, se référant aux groupes terroristes gazaouis.

Le ministre affirme que l’armée israélienne devrait immédiatement reprendre la bande de Gaza. Israël s’était retiré de Gaza en 2005, démantelant ses implantations et évacuant quelque 7 000 habitants juifs. Le Hamas en a pris le contrôle en 2007, destituant le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Liberman a déclaré qu’une fois qu’Israël aura débarrassé Gaza de toute infrastructure terroriste, il devrait discuter avec l’Égypte du contrôle futur de la zone.

Liberman pense que l’attaque était un message du Djihad islamique, financé par l’Iran, au Premier ministre britannique David Cameron, disant que l’organisation « est sur la carte » et « empêchera tout accord de paix » entre Israël et les Palestiniens. Cameron a en effet prononcé son discours à la Knesset peu de temps avant l’attaque.

A la question de savoir s’il soutiendrait une action militaire au détriment des pourparlers de paix avec les Palestiniens en Cisjordanie, Liberman a répondu que la sécurité des citoyens israéliens prévalait sur tout espoir de succès du processus diplomatique.

« Aucun État souverain ne peut accepter de situation dans laquelle ses citoyens ne sont pas en sécurité, » a déclaré le ministre des Affaires étrangères. « Il n’y a pas de prix trop élevé pour s’assurer que les citoyens israéliens soient protégés… Sans la sécurité du peuple d’Israël, aucun accord n’a de valeur. »