Menace du Fatah si Trump reconnaissait Jérusalem capitale d’Israël
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Menace du Fatah si Trump reconnaissait Jérusalem capitale d’Israël

Le chef de l'AP menace d'une mobilisation massive si les Etats-Unis venaient à reconnaître Jérusalem capitale d'Israël

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Les partisans du Fatah brandissent le drapeau du parti alors qu'ils participent à un rassemblement dans la ville de Gaza le 11 novembre 2017 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)
Les partisans du Fatah brandissent le drapeau du parti alors qu'ils participent à un rassemblement dans la ville de Gaza le 11 novembre 2017 (Crédit : AFP / MAHMUD HAMS)

Le Fatah, principal parti de l’Autorité palestinienne, a appelé lundi à une mobilisation massive des Palestiniens au cas où le président américain Donald Trump reconnaîtrait officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël, ou encore s’il décidait d’y relocaliser son ambassade.

De nombreux rapports font état de l’annonce par Trump d’une relocalisation de l’ambassade, ou peut-être simplement d’une déclaration américaine reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, attendue ce mercredi.

Le statut de Jérusalem est un des sujets les plus épineux du conflit israélo-palestinien, et l’idée que Trump pourrait inverser des années de politique américaine a suscité un violent accès de pression de la part du leadership palestinien.

Différents dirigeants arabes ont mis l’administration américaine en garde contre les dangers d’un déménagement.

Israël considère la ville comme sa capitale « éternelle et indivisible ».

M. Trump pourrait renoncer à déménager l’ambassade, mais annoncer la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, selon des informations de presse.

La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale par l’Etat hébreu, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv.

Le Premier ministre adjoint palestinien Ziad Abou Amr a signifié lundi au consul général américain à Jérusalem, Donald Blome, lors d’une rencontre à Ramallah, qu’un « déménagement de l’ambassade ou la reconnaissance par l’administration américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël était inacceptable », selon un communiqué de l’Autorité palestinienne.

L’Autorité palestinienne considérerait un tel acte comme « irrespectueux » et « contredisant le rôle de médiateur et de parrain du processus de paix joué par les Etats-Unis », a dit M. Abou Amr. Un tel acte « discréditerait (les Etats-Unis) dans ce rôle et fermerait toutes les portes vers la poursuite d’un processus de paix sérieux ».

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saeb Erekat, a affirmé dimanche dans un communiqué que reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël amènerait les Etats-Unis à se « disqualifier ». Selon lui, Washington ne pourrait « pas avoir le moindre rôle dans toute initiative visant à parvenir à une paix juste et durable ».

Le groupe terroriste palestinien du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza a appelé à une « nouvelle Intifada » si Washington reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël ou annonce le transfert de l’ambassade américaine dans la ville sainte.

« L’instauration d’un Etat palestinien indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est comme capitale, est nécessaire pour assurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient », a déclaré de son côté, Recep Tayyip Erdogan à M. Abbas, selon des sources présidentielles citées par l’agence de presse turque Anadolu.

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