WASHINGTON — Le département d’Etat a légèrement réprimandé Israël, qui fait avancer ses plans de faire construire environ 2 500 nouveaux logements dans les implantations de Cisjordanie, notamment pour la toute nouvelle implantation officiellement approuvée depuis 25 ans.

Interrogée sur le projet israélien de construire de nouveaux logements dans cette zone disputée, la porte-parole du département d’Etat, Heather Nauert, a fait référence jeudi à la requête soumise par le président américain Donald Trump au Premier ministre Benjamin Netanyahu de « se retenir un peu sur les implantations ».

« Le président Trump a évoqué ce sujet avec constance, et il a dit que selon lui des activités d’implantation sans restriction n’aident pas à faire avancer le processus de paix », a-t-elle expliqué aux journalistes durant un point-presse jeudi. « Il a été très clair là-dessus. Cela n’aide pas à la recherche de la paix. »

« Le processus de paix est important pour cette administration et elle continuera à prôner la [paix], a-t-elle indiqué.

Des constructions dans l'implantation israélienne de  Kiryat Arba, près de Hébron en Cisjordanie, le 2 avril 2017. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Des constructions dans l’implantation israélienne de Kiryat Arba, près de Hébron en Cisjordanie, le 2 avril 2017. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Le projet de commencer le travail en vue de la toute première implantation israélienne officiellement établie en Cisjordanie a passé son dernier obstacle mercredi, ainsi qu’un programme visant la construction de 2 000 unités de logement à travers toute la Cisjordanie.

Nauert a également déclaré jeudi qu’elle ne pouvait pas confirmer qu’Abbas demandait un gel total des constructions dans les implantations israéliennes pour la reprise des négociations de paix.

« Je n’ai pas connaissance de discussions diplomatiques sur ce sujet très précisément », a-t-elle expliqué.

Quelques heures plus tard, dans la journée de jeudi, un haut conseiller d’Abbas a expliqué au site d’information Bloomberg que le leader palestinien était prêt à renoncer à cette demande.

« Nous n’avons pas fait cette fois des implantations un problème de premier-plan », a indiqué Mohammad Mustafa, conseiller économiquee d’Abbas. « Nous pensons qu’il est préférable pour chacun d’entre nous maintenant de nous concentrer sur le fait de donner à cette nouvelle administration une chance de réussir. »