13 Etats-membres de l’UE s’opposent à une résolution pro-Palestiniens à l’ONU
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13 Etats-membres de l’UE s’opposent à une résolution pro-Palestiniens à l’ONU

Emmenés par l'Allemagne, les pays ont changé leur mode de vote en faveur d'Israël, s'opposant à la Division des droits des Palestiniens, même si la motion a été largement adoptée

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Vue de l'Assemblée générale des Nations unies durant un vote imposé sur Cuba par les Etats-Unis, le 7 novembre 2019 (Crédit : Evan Schneider/ONU)
Vue de l'Assemblée générale des Nations unies durant un vote imposé sur Cuba par les Etats-Unis, le 7 novembre 2019 (Crédit : Evan Schneider/ONU)

Plus d’une dizaine de pays ont brusquement changé leur façon de voter aux Nations unies, en faveur d’Israël, s’opposant à une résolution annuelle exprimant le soutien à une agence onusienne pro-palestinienne qui est critique d’Israël.

L’Allemagne, la République tchèque, l’Autriche, la Bulgarie, la Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Lituanie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Slovaquie, le Brésil et la Colombie ont voté, pour la première fois, contre une résolution concernant la Division des droits des Palestiniens au secrétariat de l’ONU.

Ces dernières années, ces pays se sont abstenus de voter sur cette résolution.

« Je suis ravi que ce groupe de pays de pays ait décidé aujourd’hui de formuler clairement sa position morale contre la discrimination subie par Israël à l’ONU », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Israel Katz dans un communiqué. « Cela représente une étape importante dans la longue lutte contre les préjugés contre Israël aux Nations unies. On notera particulièrement que ce changement de positions de plusieurs Etats-membres de l’Union européenne et je suis confiant que les autres pays de l’UE adopteront prochainement cette position. »

Comme chaque année, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne se sont abstenus.

La résolution, co-parrainée par Les Comores, Cuba, l’Indonésie, la Jordanie, le Koweit, le Laos, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Sénégal, les Emirats arabes unis et le Yemen – a tout de même obtenu une large majorité, avec 87 « oui », 54 « non » et 23 absentions.

Katz a également remercié les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, le Guatemala, le Honduras, la Hongrie, la Micronésie, les Îles Marshall, Nauru et Kiribati, qui ont voté, une fois de plus, contre cette résolution.

La Division des droits des Palestiniens, basée à New York, est bien connue des responsables israéliens et des partisans d’Israël pour ses critiques sévères des politiques israéliennes. Il fait office de secrétariat du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et organise des conférences internationales qui se concentrent généralement sur la répression d’Israël. Elle est également responsable de la célébration annuelle de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 27 novembre.

La résolution adoptée mardi stipule que la Division des droits des Palestiniens « continue d’apporter une contribution constructive et positive à la sensibilisation internationale à la cause palestinienne et à l’urgence d’un règlement pacifique de la question de Palestine sous tous ses aspects ».

« Cet organe représente la discrimination structurelle à l’encontre d’Israël dans l’arène de l’ONU et utilise les ressources humaines et budgétaires de l’ONU pour promouvoir un discours palestinien tout en encourageant un programme clairement anti-israélien », a dit Katz.

Selon Hillel Neuer, directeur exécutif d’UN Watch, basé à Genève, le changement surprenant dans le mode de vote de 11 États membres de l’UE est lié à « un accent sans précédent » sur l’Allemagne, dont le ministre des Affaires étrangères Heiko Mass s’est engagé plus tôt cette année à combattre le traitement injuste d’Israël à l’ONU.

« Je pense que l’Allemagne a ressenti le besoin de modifier certains de ses votes anti-israéliens, et que cette rare division de l’UE à l’Assemblée générale a permis aux Pays-Bas, à l’Autriche et à d’autres de suivre », a expliqué Neuer au Times of Israël. « Nous avons été déçus que des pays comme le Royaume-Uni, la France et l’Espagne ne se soient pas joints à cette opposition de principe. »

« Avec son ‘non’ cette année, l’Allemagne exprime sa critique quant au nombre disproportionné de résolutions qui critiquent Israël », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères dans un communiqué. Le ministère a ajouté qu’il n’y avait aucune raison pour que la Division des droits des Palestiniens jouisse d’un statut spécial.

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