169 Bahreïnis présentés à la justice pour avoir formé un Hezbollah local
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169 Bahreïnis présentés à la justice pour avoir formé un Hezbollah local

Le petit royaume de Bahreïn est secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en 2011 de grandes manifestations de la majorité chiite

Des femmes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah devant des portraits du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (à droite) et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, pendant un discours de ce dernier commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, à Bint Jbeil, le 13 août 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)
Des femmes agitent des drapeaux libanais ou du groupe terroriste chiite du Hezbollah devant des portraits du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (à droite) et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, pendant un discours de ce dernier commémorant les dix ans de la deuxième guerre du Liban, à Bint Jbeil, le 13 août 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)

Près de 170 Bahreïnis ont été déférés devant la justice pour avoir formé un Hezbollah local avec l’aide de Téhéran, a déclaré mardi le parquet de Manama.

Le procureur général Ahmad al-Hammadi a précisé dans un communiqué que 169 personnes –dont 111 sont en état d’arrestation — seront jugées pour « avoir créé une cellule terroriste » sous le nom de « Hezbollah de Bahreïn » en collaboration avec le gouvernement iranien.

Le Hezbollah est un mouvement terroriste chiite, puissant au Liban et lié à l’Iran.

M. Hammadi n’a pas précisé la date des arrestations, mais a affirmé que certains des prévenus avaient été formés au maniement des armes et des explosifs à l’étranger avant de rejoindre le « Hezbollah de Bahreïn ».

Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des États-Unis, est secoué par des troubles sporadiques depuis la répression en 2011 de grandes manifestations de la majorité chiite réclamant des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir.

Depuis, des mouvements d’opposition ont été dissous et des dizaines de dissidents emprisonnés et/ou déchus de leur nationalité.

Les autorités nient toute discrimination envers les chiites et affirment faire face à des groupes violents aidés par l’Iran, ce que Téhéran dément.

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