2 ministres s’échangeront leur place au Cabinet de sécurité en respect de la loi
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2 ministres s’échangeront leur place au Cabinet de sécurité en respect de la loi

Yuval Steinitz et Zeev Elkin devront échanger leur place chaque mois pour ne pas dépasser le nombre de membres autorisé

Les ministres du Likud Yuval Steinitz et Zeev Elkin (à droite) arrivent à la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 27 septembre 2016. (Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)
Les ministres du Likud Yuval Steinitz et Zeev Elkin (à droite) arrivent à la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre à Jérusalem le 27 septembre 2016. (Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

Les ministres ont approuvé mardi un accord selon lequel deux membres du Cabinet de sécurité se partageront une place au sein de la commission après que la démission du ministre de la Défense a jeté le doute sur le bon fonctionnement de l’organe décisionnel au plus haut niveau.

En vertu de la loi israélienne, le nombre de ministres qui peuvent siéger au Cabinet de sécurité ne doit pas dépasser la moitié du nombre de ministres de l’ensemble du Cabinet.

Le ministre de l’Énergie, Yuval Steinitz, et le ministre de la Protection de l’environnement, Zeev Elkin, tous deux membres du Cabinet de sécurité, échangeront désormais chaque mois leur place dans le groupe, portant ainsi leur effectif à neuf membres, au lieu de dix. Le Cabinet complet compte actuellement 19 ministres.

Bien que la démission d’Avigdor Liberman de son poste de ministre de la Défense au début du mois a attiré l’attention sur le fait que le Cabinet de sécurité avait l’autorité légale pour fonctionner. La violation apparente de la loi semble s’être produite le 30 octobre, lorsque le nombre de ministres du gouvernement est tombé à 21 après le décès du ministre des Affaires religieuses David Azoulay, mais le nombre de membres du Cabinet de sécurité est resté à 11.

Le ministre des Affaires religieuses, David Azoulay, arrive au Cabinet du Premier ministre à Jérusalem pour la réunion hebdomadaire du Cabinet le 11 décembre 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)

Suite à la démission de Liberman et de la ministre Yisrael Beytenu, Sofa Landver, le nombre de ministres dans l’ensemble du Cabinet est passé de 21 à 19, tandis que le nombre de membres du Cabinet de sécurité est tombé de 11 à 10 seulement.

L’écart a été signalé pour la première fois par la Dixième chaîne d’information israélienne, dimanche.

Le Cabinet de sécurité est chargé de guider la politique étrangère et de défense d’Israël, en particulier dans les situations d’urgence nationale, et est composé de ministres de premier plan.

En vertu de la loi gouvernementale de 2001, qui a créé le comité, le Cabinet de sécurité doit être composé du Premier ministre, du ministre de la Défense, du ministre des Affaires étrangères, du ministre de la Justice, du ministre de la Sécurité publique, et du ministre des Finances. Le Cabinet a également le droit de nommer d’autres membres au sein de l’organe, pour autant qu’il ne dépasse pas la moitié du nombre total de ministres.

Le comité compte maintenant neuf membres, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est également ministre de la Défense et ministre des Affaires étrangères, ainsi que divers chefs de partis de la coalition et d’autres législateurs de haut rang.

Dans sa composition actuelle, les ministres Aryeh Deri, Zeev Elkin, Naftali Bennett, Yoav Gallant, Yisrael Katz et Yuval Steinitz en sont membres, tout comme Netanyahu, Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, Gilad Erdan, le ministre de la Sécurité publique et Moshe Kahlon, ministre des Finances.

Le Cabinet de sécurité est chargé de lancer des guerres ou des opérations militaires majeures, de poursuivre des cessez-le-feu ou d’autres initiatives diplomatiques et de traiter des questions sensibles en matière de renseignement. Avant sa création en 2001, les Premiers ministres convoquaient des Cabinets de guerre ad hoc en cas d’urgence nationale, dont le fameux « Cabinet de cuisine » de Golda Meir pendant la guerre de Kippour en 1973.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), et le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, à la Knesset, le 24 octobre 2017. (Yonatan Sindel / Flash90)

Alors que les réunions du Cabinet de sécurité sont fermées au public, leurs travaux internes ont fait l’objet d’une attention accrue après que des ministres, dont Liberman, ont accusé Netanyahu de préconiser un cessez-le-feu avec des terroristes basés à Gaza après deux jours d’explosion de violences sans avoir voté et dénaturant leurs points de vue.

Un responsable non cité a déclaré au radiodiffuseur d’État Kan, au début du mois, que le gouvernement Netanyahu n’avait même pas informé le Cabinet de sécurité de la politique officielle concernant l’action militaire à Gaza.

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