Israël en guerre - Jour 282

Rechercher

900 000 NIS pour 3 ex-employés de la résidence du Premier ministre qui se disaient maltraités

Le Bureau de Netanyahu cherche à trouver un accord avec les plaignants qui déclarent, de leur côté, qu'un accord de confidentialité les empêche de faire part de toute la portée des abus qu'ils ont pu subir

La résidence du Premier ministre de la rue Balfour à Jérusalem. (Crédit : Yaakov Saar / GPO)
La résidence du Premier ministre de la rue Balfour à Jérusalem. (Crédit : Yaakov Saar / GPO)

La Cour du Travail de Jérusalem a accordé vendredi la somme totale de
900 000 shekels à trois anciens employés de la résidence du Premier ministre qui affirmaient avoir subi des abus répétés et n’avoir pas été rémunérés pour les heures supplémentaires réalisées pendant leur service, ont fait savoir les médias israéliens.

Aharon Naor et Yair Yitzhaki, préposés à l’entretien de la résidence de Jérusalem de 2015 à 2021, ont reçu respectivement la somme de 266 000 shekels et de 289 000 shekels ; le chef Joseph Corson, employé rue Balfour entre 2015 et 2020, s’est vu adjuger un montant à hauteur de 390 000 shekels. Le jugement a été prononcé après que le Bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a accepté un accord avec les travailleurs – refusant toutefois de reconnaître les accusations lancées par les trois hommes.

Selon Haaretz, Naor et Yitzhaki, les personnels d’entretien, avaient indiqué dans leurs plaintes qu’ils avaient subi un harcèlement « inconcevable » de la part de leurs supérieurs hiérarchiques, ajoutant avoir été traités « comme des esclaves des temps modernes ». Les deux hommes ont expliqué que les accords de confidentialité qui avaient été signés avec leurs ex-employeurs leur interdisaient de révéler davantage qu’une petite partie des cas de maltraitance subie.

Le quotidien a noté que Naor avait affirmé qu’il lui avait été demandé « à d’innombrables reprises » d’apporter des provisions alimentaires au domicile privé du couple Netanyahu, à Césarée, d’y arroser les plantes et d’y nettoyer la piscine. La plainte précise que ce serait le personnel tout entier de la résidence du Premier ministre qui serait soumis à du harcèlement.

Corson, le chef, a expliqué que le couple Netanyahu l’avait obligé, de manière inappropriée, à faire la cuisine à l’occasion de repas qui concernaient des affaires privées à la résidence de Jérusalem, et il a fait savoir qu’il travaillait six jours par semaine sans paie supplémentaire pour les heures qu’il accomplissait, même le week-end ou pendant les fêtes.

« La charge de travail était énorme, presque inhumaine », aurait déclaré Corson, selon Haaretz. Le cuisinier a aussi affirmé qu’il n’avait le droit de terminer son travail que lorsque Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre, lui en donnait personnellement l’autorisation.

Sara et Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, arrivent à Nicosie, à Chypre, le 3 septembre 2023. (Crédit : Amos Ben Gershom/ GPO)

Haaretz a signalé que l’État avait déclaré, de son côté, que les plaintes étaient « de mauvaise foi » dans la mesure où les travailleurs avaient accepté de céder leur droit au paiement de leurs heures supplémentaires et leur droit au repos qui sont garantis par la loi – des droits qui, a affirmé l’État, ne s’appliquent pas aux dits « postes de confiance », en référence aux employés qui sont embauchés et renvoyés au gré de la volonté des politiciens.

Le couple Netanyahu – et en particulier Sara – a été accusé, dans le passé, de maltraiter les employés de la résidence du Premier ministre. L’ancien administrateur de cette dernière, Meni Naftali, avait touché la somme de 170 000 shekels de dommages et intérêts en 2016 pour les violences psychologiques que l’épouse du Premier ministre lui avait infligées. Il avait notamment accusé cette dernière d’avoir lancé un vase de fleurs dans sa direction.

La résidence est actuellement en rénovation, avec des travaux qui doivent durer plusieurs années.

La résidence de la rue Balfour a été l’épicentre des mouvements de protestation de 2020 et 2021 qui réclamaient la démission de Netanyahu en raison de son procès pour corruption – des manifestations où Naftali avait tenu un rôle majeur.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.