A la veille de la fête du Sigd, Netanyahu salue le patrimoine juif éthiopien
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A la veille de la fête du Sigd, Netanyahu salue le patrimoine juif éthiopien

Traditionnellement jour d'expiation communautaire, cette fête est devenue fête nationale en Israël et "fait partie du patrimoine national commun", assure le Premier ministre

Des femmes israéliennes de la communauté juive éthiopienne prient pendant la fête du Sigd, marquant le désir de "retourner à Jérusalem", alors qu'elles la célèbrent depuis une colline de la ville sainte surplombant le mont du Temple, le 16 novembre 2017. (AFP Photo/Gali Tibbon/File)
Des femmes israéliennes de la communauté juive éthiopienne prient pendant la fête du Sigd, marquant le désir de "retourner à Jérusalem", alors qu'elles la célèbrent depuis une colline de la ville sainte surplombant le mont du Temple, le 16 novembre 2017. (AFP Photo/Gali Tibbon/File)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué mardi la communauté juive éthiopienne à la veille de l’une de ses fêtes les plus connues, le festival de Sigd.

Cette fête « exprime l’alliance de la communauté juive éthiopienne avec notre liberté, notre Torah et notre terre, et surtout avec Jérusalem. Je salue votre grand dévouement au maintien de l’identité juive en exil depuis tant de générations », a déclaré le Premier ministre.

Le festival, reconnu depuis 2008 comme fête nationale officielle en Israël, « fait déjà partie de notre patrimoine national commun ». Benjamin Netanyahu a également promis que son gouvernement poursuivait « une lutte sans compromis contre le racisme et la discrimination, ainsi que contre la sur-police, que nous combattons en permanence ».

La fête est célébrée le 29e jour du mois hébreu du Heshvan, ce mardi soir, précisément 50 jours après Yom Kippour.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu durant une visite sur une base militaire du plateau du Golan, surplombant le territoire syrien, le 24 novembre 2019 (Crédit : ATEF SAFADI / POOL / AFP)

Les deux fêtes sont liées dans la tradition juive éthiopienne : tandis que Yom Kippour se concentre sur l’introspection personnelle et l’autocorrection, Sigd se concentre sur l’expiation collective en tant que communauté.

C’est aussi une fête qui célèbre le retour à Jérusalem après l’exil, un thème clé de la tradition juive éthiopienne au cours des siècles, qui estime que la communauté doit se repentir – Sigd, comme Yom Kippour, implique des prières spéciales et le jeûne – afin de se rendre digne du retour dans la ville sainte.

L’un des principaux événements communautaires en Israël autour de la fête consiste en un rassemblement des milliers de membres de la communauté et ses dirigeants rabbiniques, ou kessim, sur la promenade surplombant la Vieille Ville de Jérusalem dans le quartier Armon Hanatziv de la capitale. Le kessim lit des Psaumes et d’autres passages bibliques, après quoi la communauté rompt ces cérémonies austères par un repas et des danses.

En 2008, la Knesset a adopté une loi qui a fait de Sigd l’une des fêtes nationales officielles d’Israël.

Les «Kessim» israéliens ou chefs religieux de la communauté juive éthiopienne dirigent les prières pendant la fête de Sigd marquant le désir de « retourner à Jérusalem », qu’ils célèbrent depuis une colline dans la ville sainte au-dessus du mont du Temple, le 16 novembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)

Dans ses remarques de mardi, Netanyahu a exprimé son soutien à une demande clé des dirigeants juifs éthiopiens : que leurs lois et rites religieux soient officiellement reconnus par le rabbinat d’État, et que les kessim reçoivent des postes dans les tribunaux rabbiniques.

« Nous, au sein du gouvernement, avons pris la décision d’officialiser le statut des kessim« , a assuré M. Netanyahu. « J’en suis très fier. Nous les intégrerons en tant que leaders spirituels dans le cadre des services religieux. »

Les tensions entre la communauté israélienne éthiopienne et les forces de l’ordre sont vives depuis l’assassinat en juin d’un adolescent par un policier en dehors de ses heures de service, qui avait déclenché plusieurs jours de manifestations nationales. La fusillade mortelle de Solomon Tekah a renouvelé les accusations de violence policière et de racisme envers les Israéliens d’origine éthiopienne.

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