A l’approche de l’Eurovision, les taxis de Tel Aviv se mettent à l’anglais
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A l’approche de l’Eurovision, les taxis de Tel Aviv se mettent à l’anglais

Les chauffeurs de taxis de la ville qui ne dort jamais se préparent à un afflux de touristes, et peut-être à de plus gros pourboires

Des taxis attendant des passagers. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Des taxis attendant des passagers. Illustration. (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Une vingtaine de chauffeurs de taxis de Tel Aviv se sont inscrits la semaine dernière à un cours d’anglais afin d’améliorer leur service, alors que la ville s’apprête à accueillir le concours de chansons de l’Eurovision et des milliers de touristes à cette occasion.

Cette initiative a été lancée par la compagnie de taxi Gett et l’école de langues Berlitz, bien conscients que les taxis de la ville n’ont pas bonne réputation.

La ville a pris une série de mesures pour améliorer leurs services en vue de la compétition qui se déroulera au mois de mai et attirera 10 000 visiteurs.

Durant la formation d’une demie journée, les chauffeurs ont appris le vocabulaire nécessaire pour parler de la pluie et du beau temps, et surtout à répondre poliment à leurs clients, selon la Douzième chaîne.

Des chauffeurs de taxis de Tel Aviv en cours d’anglais avant l’Eurovision. (Crédit : capture d’écran Channel 12)

Les chauffeurs de taxi souhaitaient aussi apprendre quelques phrases qu’ils jugeaient utiles.

« Comment on dit ‘Où est mon pourboire ?’, » a demandé l’un d’eux.

Ils ont également parlé de l’habitude consistant à surfacturer les étrangers et affirmé que si ça n’avait rien de personnel, c’était considéré comme normal.

« Je sais que certains chauffeurs facturent double parce qu’ils parlent anglais, » a raconté le chauffeur Oded Levi. « Mais que faire ? Quand on va en Europe, on se fait aussi rouler. En Slovaquie, j’ai payé 50 euros pour une course de 3 minutes. »

Le chauffeur de taxi Shlom Sitton travaille son anglais, dans son véhicule de Tel Aviv. (Crédit l capture d’écran Channel 12)

Un autre chauffeur, Shlomo Sitton, a déclaré qu’il était important d’accueillir convenablement les touristes dans le pays, mais que cela était difficile avec son anglais rudimentaire.

Et cette demie-journée de formation n’est pas suffisante. « Je me sers de Google Translate, comme ça je parle en hébreu, et ils peuvent répondre en anglais, » a-t-il dit.

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