A Stockholm, Lapid accuse une ministre suédoise d’antisémitisme
Rechercher

A Stockholm, Lapid accuse une ministre suédoise d’antisémitisme

Pour le président de Yesh Atid, Wallström devrait se pencher sur les vraies violations des droits de l’Homme au Moyen Orient

Yair Lapid s'adresse au public du rassemblement pro-Israël "Reprendre le sionisme" à Stockholm, place Raoul Wallenberg, le 28 août 2016. (Crédit : AFP/Jonathan Nackstrand)
Yair Lapid s'adresse au public du rassemblement pro-Israël "Reprendre le sionisme" à Stockholm, place Raoul Wallenberg, le 28 août 2016. (Crédit : AFP/Jonathan Nackstrand)

Pendant un rassemblement pro-Israël dimanche, Yair Lapid, le président du parti Yesh Atid, a accusé la ministre suédoise des Affaires étrangères d’être antisémite au sujet de ses attaques contre Israël qui ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

« Si la ministre suédoise des Affaires étrangères est si inquiète de l’état des droits de l’Homme au Moyen Orient, elle devrait parler de l’utilisation des enfants comme terroristes ou boucliers humains, de la discrimination contre la communauté LGBT dans [les territoires contrôlés par] l’Autorité palestinienne (AP), de l’incitation [à la violence] répandue par l’AP contre les juifs comparable au [journal de propagande nazie] Der Stürmer, de l’exploitation des femmes dans la bande de Gaza, et de la situation des droits de l’Homme en Iran », a déclaré Lapid devant les 500 personnes qui étaient venues assister au rassemblement annuel « Reprendre le sionisme ».

Margot Wallström, la ministre suédoise des Affaires étrangères, avait déclenché un tollé en décembre dernier, quand elle avait accusé Israël de mener des « exécutions extrajudiciaires » en réponse à une série d’attaques au couteau par des Palestiniens.

Elle avait poursuivi cette idée en janvier en demandant une enquête « approfondie » sur les meurtres des Palestiniens par l’armée israélienne.

Suite aux attentats terroristes de novembre dernier à Paris, elle avait également identifié le conflit israélo-palestinien comme l’un des facteurs expliquant pourquoi « il y a tant de personnes qui se sont radicalisées ». Israël avait déclaré que ces remarques étaient « terriblement effrontées ».

« Si une attaque contre des juifs est séparée des faits, et basée uniquement sur les préjugés, cela a un nom : c’est de l’antisémitisme », a déclaré Lapid au rassemblement organisé place Raoul Wallenberg.

Le rassemblement pro-Israël "Reprendre le sionisme" à Stockholm, place Raoul Wallenberg, le 28 août 2016. (Crédit : AFP/Jonathan Nackstrand)
Le rassemblement pro-Israël « Reprendre le sionisme » à Stockholm, place Raoul Wallenberg, le 28 août 2016. (Crédit : AFP/Jonathan Nackstrand)

« Raoul Wallenberg s’est battu contre cela il y a 70 ans et a sauvé mon père », a-t-il déclaré.

Le père de Lapid, le journaliste et député décédé Yosef ‘Tommy’ Lapid, était un survivant de l’Holocauste qui a passé la plupart de la guerre dans le ghetto de Budapest.

« Vous êtes ici aujourd’hui pour protéger vos enfants, a poursuivi Lapid. Ce n’est pas facile d’être attaqué, particulièrement quand l’attaque est injustifiée, infondée et injuste. Nous avons besoin de personnes qui voient au-delà de la déception et des mensonges. »

Raoul Wallenberg (photo credit: Wikimedia Commons)
Raoul Wallenberg, envoyé de la Suède en Hongrie occupée par l’Allemagne nazie. (Crédit : WikiCommons)

Wallenberg, diplomate suédois pendant la Seconde Guerre mondiale, a sauvé des dizaines de milliers de juifs des nazis en Hongrie en leur délivrant des passeports dans les derniers mois de l’Holocauste. Il avait mystérieusement disparu dans une prison soviétique en janvier 1945, et son sort véritable est toujours inconnu à ce jour.

En 1957, l’Union soviétique avait publié un document affirmant que Wallenberg avait été emprisonné à la prison de Loubianka, le célèbre immeuble du KGB, et était mort d’une défaillance cardiaque le 17 juillet 1947.

Cependant, le journal récemment découvert d’un ancien chef du KGB affirmait que Joseph Staline avait ordonné la « liquidation » de Wallenberg.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...