Antisémitisme/IHRA : Collard critique le caractère non contraignant
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Antisémitisme/IHRA : Collard critique le caractère non contraignant

"De la parole aux actes, il y a un pas de courage que Macron ne veut pas franchir," a affirmé le député RN

Gilbert Collard, député français du Front national. (Crédit : capture d'écran LCP)
Gilbert Collard, député français du Front national. (Crédit : capture d'écran LCP)

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, s’est efforcé jeudi de clarifier la position d’Emmanuel Macron sur une nouvelle définition de l’antisémitisme en précisant que la majorité allait « adopter une résolution » non contraignante reconnaissant « l’antisionisme comme une forme déguisée d’antisémitisme ».

Le député RN Gilbert Collard a dénoncé ce choix de l’exécutif et de la majorité. « Le texte pénalisant l’antisionisme ne sera pas contraignant. De la parole aux actes, il y a un pas de courage que Macron ne veut pas franchir : encore et toujours le ‘en même temps’. Et pendant ce temps l’antisémitisme continue », a-t-il critiqué sur Twitter.

Le président de la République, pour qui, « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme », a annoncé mercredi que la France allait « mettre en oeuvre » une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, avait précisé dans la foulée l’Elysée.

« Nous allons adopter une résolution qui a été adoptée aussi au niveau européen, qui reconnaît l’antisionisme comme une forme déguisée d’antisémitisme », a expliqué jeudi sur Radio Classique Stanislas Guerini.

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« Il y aura la reconnaissance qui sera faite, les juges pourront s’en emparer, il n’y a pas besoin de modifier le code pénal pour cela », a-t-il précisé.

« Cela ne veut pas dire que l’on ne pourra pas demain, critiquer la politique de l’Etat d’Israël », a aussi assuré le délégué général de la République en marche.

La résolution est un acte par lequel l’Assemblée émet un avis sur une question déterminée. Mais elle n’a pas le caractère contraignant de la loi.

« Le président a dit que nous allions reprendre une définition qui est une définition qui existe au niveau européen et qui a une valeur non contraignante. Il a dit que nous allions la réintroduire dans notre pays et je crois qu’il y a aura effectivement une résolution qui sera proposée aux parlementaires », a confirmé la garde des Sceaux Nicole Belloubet sur LCI.

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