Après avoir vu Strache, Glick appelle Israël à nouer des liens avec le FPÖ
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Après avoir vu Strache, Glick appelle Israël à nouer des liens avec le FPÖ

Le député du Likud s'est déplacé à titre personnel

(De gauche à droite) Johann Gudenus, chef du groupe parlementaire du Parti de la liberté autrichien (FPO), Yehuda Glick (Likud) et Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, s'entretiennent avec la presse le 13 février 2018 à Vienne , L'Autriche. (Crédit : AFP / APA / HERBERT PFARRHOFER / Autriche OUT)
(De gauche à droite) Johann Gudenus, chef du groupe parlementaire du Parti de la liberté autrichien (FPO), Yehuda Glick (Likud) et Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, s'entretiennent avec la presse le 13 février 2018 à Vienne , L'Autriche. (Crédit : AFP / APA / HERBERT PFARRHOFER / Autriche OUT)

Le député israélien Yehuda Glick, membre du parti Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a appelé mardi son gouvernement à nouer des relations avec le parti d’extrême droite autrichien FPÖ, dont les ministres sont boycottés par Israël, car le parti est profondément marqué par l’idéologie nazie.

« Je ferai tout ce que je peux pour convaincre le ministère des Affaires étrangères israélien de l’importance de renforcer nos relations avec tous les partis en Autriche », a-t-il déclaré après une rencontre controversée à Vienne avec le vice-chancelier et patron du FPÖ, Heinz-Christian Strache.

Le gouvernement israélien a dit en décembre qu’il travaillerait avec le nouveau gouvernement autrichien formé par la droite et l’extrême droite, mais qu’il n’aurait « pour le moment » pas de contacts directs avec les ministres issus du FPÖ, un parti fondé par d’anciens nazis.

M. Glick, qui a pris soin de souligner que sa visite à Vienne n’avait pas de caractère officiel, a jugé mardi « absurde » que l’ambassadeur autrichien en Israël puisse y rencontrer les membres du gouvernement mais que sa ministre, Karin Kneissl, nommée par le FPÖ, soit elle-même boycottée.

Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, avec son homologue belge Didier Reynders, au Conseil de l’Europe, à Bruxelles, le 22 janvier 2018. (Crédit : AFP / EMMANUEL DUNAND)

« Il y a beaucoup d’idées préconçues concernant Mme Kneissl et le FPÖ », a estimé M. Glick. La ministre, qui parle l’hébreu, est « une vraie amie d’Israël », a insisté M. Glick après avoir été reçu par celle-ci.

M. Strache, qui avait fréquenté des cercles néo-nazis dans sa jeunesse, s’efforce depuis quelques années de polir l’image de son parti et de cultiver des contacts avec la communauté juive, mettant en avant la menace jihadiste.

En 2016, il avait pu rencontrer des cadres du Likud lors d’une visite en Israël. Il reste toutefois toujours boycotté par la communauté juive d’Autriche.

La rencontre de M. Glick avec M. Strache a été critiquée la semaine dernière par le parti israélien d’opposition de gauche Meretz, qui a jugé que « le racisme et la haine des musulmans poussent le Likud à blanchir des antisémites ».

Secoué récemment par plusieurs scandales en lien avec le nazisme, le FPÖ a annoncé mardi la mise en place d’une commission destinée à remettre à plat son histoire, soulignant rejeter « clairement le nazisme, le racisme et l’antisémitisme ».

M. Strache a assuré à M. Glick qu’il disposerait d’une « ligne directe » pour lui signaler tout débordement raciste, a indiqué mardi le député israélien.

Heinz-Christian Strache, président du parti d’extrême-droite autrichien (FPÖ), participe à un débat télévisé consacré aux élections législatives autrichiennes, à Vienne, le 15 octobre 2017 (Crédit : AFP / Vladimir Simicek)
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