Après Charlottesville, des manifestants renversent une statue confédérée
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Après Charlottesville, des manifestants renversent une statue confédérée

Une manifestante a grimpé jusqu'à la base de la statue, érigée en 1924 en Caroline du Nord en hommage aux soldats morts lors de la guerre de Sécession dans le camp confédéré

La statue du général confédéré Robert E. Lee au centre d'Emancipation Park , au lendemain du rassemblement "Unite the Right", qui a dégénéré en affrontements à Charlottesville, en Virginie, le 13 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
La statue du général confédéré Robert E. Lee au centre d'Emancipation Park , au lendemain du rassemblement "Unite the Right", qui a dégénéré en affrontements à Charlottesville, en Virginie, le 13 août 2017. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Des manifestants ont renversé la statue d’un soldat confédéré dans le sud-est des Etats-Unis lundi soir, deux jours après les violences qui ont endeuillé Charlottesville lors d’une manifestation d’extrême droite convoquée pour empêcher le retrait d’un autre monument confédéré.

Entourée par des dizaines de personnes scandant des slogans antifascistes, une manifestante a grimpé sur une échelle jusqu’à la base de la statue, érigée en 1924 à Durham, en Caroline du Nord, en hommage aux soldats morts lors de la guerre américaine de Sécession (1861-1865) dans le camp confédéré, qui s’opposait notamment à l’abolition de l’esclavage.

Après lui avoir noué une corde jaune autour du cou devant les caméras des médias locaux, la manifestante a poussé la statue déboulonnée, venue s’écraser lourdement au sol sous les cris de joie des assistants.

« Pas de KKK, pas d’Amérique fasciste », « Le peuple uni ne sera jamais vaincu », ont-ils chanté tandis que certains donnaient des coups de pieds ou crachaient sur la statue à terre.

Secouristes et policiers sur les lieux d'une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)
Secouristes et policiers sur les lieux d’une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

Ces faits se sont produits deux jours après les violences qui ont éclaté entre manifestants d’extrême droite et contre-manifestants lors d’un rassemblement à Charlottesville, en Virginie, convoqué pour protester contre le retrait d’un autre monument confédéré, symbole que beaucoup d’Américains considèrent comme raciste. Après le rassemblement, un sympathisant néo-nazi a tué une femme de 32 ans et blessé une vingtaine de personnes en fonçant dans une foule de manifestants anti-racisme.

Vivement critiqué pour avoir refusé dans un premier temps de dénoncer explicitement les groupuscules d’extrême droite après ces violences, Donald Trump a finalement déploré lundi ces « violences racistes » et pointé du doigt les suprématistes blancs.

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