Rechercher

Après les roquettes, Lapid assure qu’Israël répondra « rapidement et avec force »

Le Premier ministre a déclaré que la politique de représailles n'avait pas changé et que la visite de Biden avait mené à des "réalisations politiques, sécuritaires et économiques"

Le Premier ministre Yair Lapid dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach / GPO)
Le Premier ministre Yair Lapid dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Haim Zach / GPO)

Après que quatre roquettes ont été tirées sur Israël depuis Gaza samedi, le Premier ministre Yair Lapid a déclaré dimanche qu’Israël réagira « rapidement et avec force » à toute attaque provenant de la bande de Gaza.

« La politique de ce gouvernement n’a pas changé. À tout tir, à tout ballon incendiaire – nous répondrons rapidement et avec force, et sans hésitation », a déclaré Lapid, saluant l’armée israélienne pour leur réponse aux tirs de roquettes.

« Nous tous, tous les membres du cabinet, adressons une vive accolade aux enfants des communautés frontalières de la bande de Gaza, qui ont dormi dans des abris anti-bombes vendredi soir », a-t-il ajouté.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les sirènes d’alarme ont retenti dans la ville d’Ashkelon et dans d’autres localités du sud d’Israël, limitrophes de la bande de Gaza, pour alerter de tirs de roquettes.

Simultanément, deux autres roquettes ont été tirées en direction d’Israël et les sirènes d’alerte ont été activées dans le conseil régional de Lachish, au nord-est de la bande de Gaza Ces deux roquettes ont touché des zones ouvertes, selon l’armée israélienne.

En représailles, l’armée a mené tôt samedi une série de frappes aériennes sur des positions du groupe terroriste palestinien du Hamas à la tête de l’enclave.

Des projections de feu après une frappe aérienne israélienne en réponse à des tirs de roquettes, dans la ville de Gaza, le 16 juillet 2022. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Tsahal a déclaré que le premier site qu’elles ont frappé était « l’un des plus grands et des plus importants sites de la bande de Gaza pour la production de matériaux de base pour les roquettes par les groupes terroristes », affirmant que l’attaque retarderait considérablement la fabrication de roquettes.

Les responsables de la sécurité israélienne ont estimé que les frappes en réponse aux tirs de roquettes ne conduiraient pas à une escalade de la violence, selon la Douzième chaîne.

Suite aux tirs de roquettes, Israël a gelé dimanche une initiative prévoyant d’augmenter le quota des permis de travail délivrés aux Palestiniens de Gaza en le faisant passer à 15 000 après que des terroristes, au sein de l’enclave côtière, ont tiré quatre roquettes vers le sud d’Israël, dans la nuit de samedi.

Aucun des groupes terroristes basés à Gaza n’a revendiqué les tirs de roquettes de samedi.

Le Premier ministre Yair Lapid dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Abir SULTAN / POOL / AFP)

Ces tirs interviennent au lendemain de la visite du président américain Joe Biden en Cisjordanie, où il a rencontré à Bethléem le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient.

Abordant la visite du dirigeant américain, Lapid a déclaré dimanche qu’il y avait eu « des réalisations politiques, sécuritaires et économiques qui renforceront l’Etat d’Israël pour de nombreuses années à venir ».

Lapid a assuré que la Déclaration de Jérusalem, qu’il a signée avec Biden, assurera « l’avantage qualitatif de l’establishment sécuritaire israélien », et a noté qu’il « a clairement fait savoir au président et à son équipe qu’Israël s’oppose à l’accord nucléaire et se réserve une liberté d’action totale, politique et opérationnelle face au programme nucléaire iranien. »

Le président américain Joe Biden et le Premier ministre Yair Lapid, signent une déclaration à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)

Lapid a également mentionné l’annonce par l’Arabie saoudite de l’ouverture de son espace aérien à tous les survols civils, affirmant que cela « permettrait aux citoyens israéliens d’économiser beaucoup d’argent et de temps » lorsqu’ils voyageront vers l’Asie.

Ryad a annoncé l’ouverture de son espace aérien un jour avant que M. Biden ne dévoile le retrait prévu d’une force d’observation qui assure la sécurité de deux îles de la mer Rouge, ce qui permettra leur transfert de l’Égypte à l’Arabie saoudite.

Le retrait a été négocié par les États-Unis et a nécessité l’autorisation d’Israël, car la présence de la force d’observation et la garantie de la liberté de transport autour des îles pour l’État juif faisaient partie des conditions posées par Jérusalem pour les céder à l’Égypte dans le cadre du traité de paix de 1979.

Emanuel Fabian et Jacob Magid ont contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...