Arrestation de 5 Gazaouis entrés en Israël
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Arrestation de 5 Gazaouis entrés en Israël

L'armée a déclaré que les suspects ont rapidement été arrêtés après avoir traversé la barrière de sécurité

Un manifestant palestinien coupe une section de fil barbelé sur la clôture frontalière entre Israël et la bande de Gaza, à l'est de Jabalia, le 1er juin 2018 (Crédit :/ AFP PHOTO / Mohammed ABED)
Un manifestant palestinien coupe une section de fil barbelé sur la clôture frontalière entre Israël et la bande de Gaza, à l'est de Jabalia, le 1er juin 2018 (Crédit :/ AFP PHOTO / Mohammed ABED)

Dimanche matin, l’armée israélienne a arrêté cinq Palestiniens qui sont entrés en Israël depuis la bande de Gaza, selon Tsahal.

Les suspects ont été arrêtés peu après avoir franchi la barrière de sécurité qui entoure l’enclave côtière, toujours selon l’armée israélienne.

Un porte-parole de l’armée a déclaré que les hommes n’étaient pas en possession d’armes. Ils ont été remis au service de sécurité du Shin Bet pour être interrogés.

Dimanche matin, deux Jordaniens ont été par ailleurs arrêtés après être entrés illégalement en Israël, a déclaré l’armée israélienne dans un autre communiqué.

Selon le communiqué de Tsahal, des soldats israéliens ont identifié les deux suspects dans la nuit, après qu’ils ont traversé la barrière de sécurité.

Les soldats ont arrêté les deux hommes à proximité de la frontière, précisait le communiqué en ajoutant qu’ils ne transportaient pas d’armes. Ils ont été interrogés pour déterminer la raison de leur entrée illégale en Israël. Le communiqué n’a pas spécifié où s’est produit l’incident le long de la frontière.

Même si la frontière avec la Jordanie est généralement la plus tranquille d’Israël – les deux pays ont signé un traité de paix en 1994 – il y a eu plusieurs cas de violences perpétrées par des Jordaniens contre des Israéliens.

En Cisjordanie, l’armée israélienne a arrêté neuf Palestiniens suspects au cours du week-end, a déclaré l’armée.

On pense que les suspects sont impliqués dans des activités terroristes, des émeutes et des attaques mineures comme des jets de pierre, a précisé Tsahal.

Ces suspects ont aussi été remis au Shin Bet pour être interrogés.

Des résidents de l’enclave côtière ont déjà fui le territoire contrôlé par le Hamas pour entrer en Israël, même s’ils risquent d’être condamnés à de la prison en Israël.

Dans de tels cas, l’armée israélienne renvoie généralement les Palestiniens dans la bande de Gaza.

La violation relativement importante de la barrière de sécurité de dimanche s’est produite dans le contexte de tensions renforcées entre Israël et le Hamas.

Au cours des derniers jours, Israël aurait prévenu le Hamas qu’il allait lancer une campagne militaire à moins que la violence le long de la frontière avec Gaza ne cesse, même à l’approche des élections du 9 avril.

Le message au groupe terroriste a été transmis grâce à des médiateurs, dont l’Egypte, a annoncé la Douzième chaîne d’information samedi soir.

« Israël peut prendre des décisions difficiles lors des élections et n’a pas peur des campagnes militaires », a affirmé l’État hébreu dans le message envoyé jeudi.

Un manifestant palestinien jette une cartouche de gaz lacrymogène vers les forces israéliennes lors d’affrontements le long de la frontière avec Israël à l’est de la ville de Gaza le 25 janvier 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)

Plus tôt samedi, l’Egypte aurait accepté d’ouvrir de manière permanente son point de passage de frontière avec la bande de Gaza si le Hamas limitait ses affrontements avec l’armée israélienne.

Le point de passage de Rafah a été fermé début janvier après que l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie, a retiré ses employés, même s’il a été rouvert dans les deux sens mardi.

Vendredi, l’offre de l’Egypte a été relayée au chef du Hamas Ismail Haniyeh lors d’une rencontre à Gaza avec des officiels du renseignement égyptien et l’ambassadeur des Nations unies pour le Moyen-Orient Nickolay Mladenov, selon le site d’information Ynet.

Citant des sources palestiniennes anonymes, l’article expliquait que la réouverture du point de passage sur une base permanente pourrait constituer une concession, à condition que le Hamas accepte de réduire les manifestations violentes le long de la frontière.

S’exprimant lors de l’ouverture d’une mosquée vendredi à Gaza ville, Haniyeh n’a pas commenté l’offre évoquée, mais a qualifié la rencontre trilarérale d’événement « sans précédent ».

« Gaza est… une zone d’intérêt politique car ce qui se passe à Gaza affecte la situation palestinienne générale et ce qui se passe, et ce qui se passera, à Gaza affecte notre région », a-t-il dit avant de retourner aux négociations avec des officiels des Nations unies et de l’Egypte.

Au cours des derniers mois, l’Egypte, les Nations unies et le Qatar ont œuvré pour préserver le calme à Gaza et éviter des flambées de violence entre Israël et des groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Des Palestiniens protestent contre la fermeture du point de passage de Rafah entre l’Egypte et le sud de la bande de Gaza, le 24 janvier 2019 à Rafah (Said Khatib / AFP)

Depuis le mois de mars dernier, la frontière de Gaza a été le théâtre d’affrontements hebdomadaires de grande ampleur les vendredis, de manifestations plus limitées le long de la frontière nord de Gaza les mardis, mais aussi des épisodes de flambées de violence entre l’armée israélienne et des organisations terroristes palestiniennes.

Vendredi, Tsahal a annoncé qu’environ 10 000 Palestiniens avaient pris part aux violentes émeutes le long de la frontière, brûlant des pneus, lançant des pierres et des engins explosifs sur des soldats israéliens. Ces derniers ont riposté avec du gaz lacrymogène et des tirs à balles réelles.

Le ministère de la santé gazaoui, sous contrôle du Hamas, a déclaré que 23 manifestants ont été blessés par des balles réelles au cours des affrontements ; une urgentiste femme a été touchée au visage par une bombe de gaz lacrymogène.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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