Attentat à Paris en 1982 : Fabius demande l’aide de la Jordanie
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Attentat à Paris en 1982 : Fabius demande l’aide de la Jordanie

Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias "Amjad Atta", 62 ans, est l'un des trois anciens membres du groupe terroriste palestinien d'Abou Nidal

Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius et son homologue jordanien, Nasser Judeh à Amman, le 21  juin 2015 (Crédit : AFP PHOTO / KHALIL MAZRAAWI)
Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius et son homologue jordanien, Nasser Judeh à Amman, le 21 juin 2015 (Crédit : AFP PHOTO / KHALIL MAZRAAWI)

Le chef de la diplomatie française a indiqué dimanche à Amman avoir demandé à la Jordanie de « respecter la procédure internationale » alors que Paris réclame à Amman l’extradition du cerveau présumé de l’attentat contre un restaurant juif à Paris en 1982.

« J’ai demandé à nos amis jordaniens, bien évidemment compte-tenu de nos relations, que la procédure internationale soit respectée », a déclaré Laurent Fabius à des journalistes à l’issue d’une conférence de presse avec son homologue jordanien Nasser Judeh. Il a ajouté que cette procédure était « en cours », sans entrer dans les détails.

Jordanien d’origine palestinienne, Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », 62 ans, est l’un des trois anciens membres du groupe terroriste palestinien d’Abou Nidal visés par un mandat d’arrêt international délivré fin février par la France, plus de 32 ans après les faits.

Arrêté le 1er juin près d’Amman puis libéré sous caution, il est soupçonné d’avoir supervisé l’attaque qui a visé, le 9 août 1982, le restaurant de Jo Goldenberg, situé dans le quartier juif du Marais à Paris, faisant six morts et 22 blessés.

Son extradition s’annonce difficile, la Jordanie n’ayant pas pour habitude de remettre ses citoyens à d’autres pays, avait indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier.

« Nous comptons bien sur la justice jordanienne pour que (…) les procédures internationales permettent que cette personne soit interpellée et jugée », a martelé M. Fabius au cours de la conférence de presse.

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