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Attentat de la rue des Rosiers : la cour d’appel confirme la mise en examen d’Abou Zayed

Le Norvégien d'origine palestinienne est le seul des quatre suspects de l'attaque aux mains de la justice française

Le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti, prononce un discours lors d’une cérémonie marquant le 40e anniversaire de l’attaque dite "Rue des Rosiers" ou "Chez Jo Goldenberg", attentat à la bombe et fusillade dans un restaurant juif à Paris, le 9 août 2022. L’attaque du 9 août 1982 est attribuée à l'Organisation Abu Nidal - Conseil Révolutionnaire du Fatah (Fatah-RC), groupe dissident palestinien de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)
Le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti, prononce un discours lors d’une cérémonie marquant le 40e anniversaire de l’attaque dite "Rue des Rosiers" ou "Chez Jo Goldenberg", attentat à la bombe et fusillade dans un restaurant juif à Paris, le 9 août 2022. L’attaque du 9 août 1982 est attribuée à l'Organisation Abu Nidal - Conseil Révolutionnaire du Fatah (Fatah-RC), groupe dissident palestinien de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)

La cour d’appel de Paris a confirmé mercredi la mise en examen du seul suspect en France, le Norvégien d’origine palestinienne Abou Zayed, dans l’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en 1982, a appris l’AFP de sources proches du dossier. La chambre de l’instruction garde ainsi intact à ce stade l’espoir des parties civiles d’un procès dans ce dossier.

« Ce n’est pas vraiment une surprise », a réagi Me Bruno Gendrin, qui défend Abou Zayed avec Me Romain Ruiz. « Pour autant, c’était une nécessité après trois ans de détention provisoire en ce qui concerne mon client d’avoir un retour de la chambre de l’instruction, et qu’elle nous dise si ça vaut la peine de maintenir la mise en examen », a-t-il ajouté. « On est dans un dossier où le juge d’instruction considère qu’il n’a toujours pas terminé son travail, ce qui semble montrer que la culpabilité n’est pas manifeste », a encore dit l’avocat.

« Les parties civiles sont soulagées aujourd’hui de savoir que cette première avancée procédurale est passée mais le chemin est encore long avant d’arriver au procès », a réagi de son côté Me David Père, qui représente une dizaine de victimes et l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

L’intéressé, âgé de 65 ans et seul des quatre suspects de l’attaque aux mains de la justice française, avait saisi à l’automne la cour d’appel de Paris, qui avait examiné sa demande le 10 janvier lors d’une audience à huis clos à la chambre de l’instruction. Le parquet général avait requis le rejet de la requête.

Les secours et la police rue des Rosiers, à Paris, après un attentat qui a fait six morts et 22 blessés, le 9 août 1982. (Crédit : Jacques Demarthon/AFP)

Abou Zayed avait initialement sollicité le 2 octobre 2023 l’annulation de sa mise en examen auprès du juge d’instruction antiterroriste chargé de cette enquête, qui l’avait refusée. Ses avocats avaient justifié cette demande du placement sous le statut de témoin assisté de leur client par la « volte-face » de son « principal accusateur », qui a très récemment reconnu qu’il n’était « plus sûr de l’avoir rencontré ». Ils dénonçaient une « procédure démentielle, hypocrite et qui bafoue tous les principes de notre droit » contre un homme « dont la santé mentale se dégrade chaque jour un peu plus ».

Dans son ordonnance de refus de placement sous le statut de témoin assisté du 25 octobre, le magistrat antiterroriste avait estimé au contraire que les « indices graves ou concordants avaient été renforcés depuis la mise en examen initiale du 5 décembre 2020 » d’Abou Zayed, après son extradition de Norvège. Ce juge avait déjà refusé une demande similaire du suspect en avril 2021.

L’implication de celui qu’il a à nouveau entendu début janvier « est désormais bien plus plausible » qu’initialement, « même si l’intéressé conteste toujours avoir commis ces faits », arguait le juge d’instruction.

Au total, six personnes ont été tuées et 22 blessées le 9 août 1982 dans l’explosion d’une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg, puis dans une fusillade dans le quartier juif historique du Marais à Paris.

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