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Après l’accord avec Israël, le Hezbollah dit que la « mission » est terminée

Le chef du groupe terroriste a salué comme "une grande victoire pour le Liban" l'accord conclu jeudi entre les deux pays techniquement toujours en état de guerre

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans un discours télévisé retransmis en direct, le 1er octobre 2022. (Capture d'écran : Twitter)
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah dans un discours télévisé retransmis en direct, le 1er octobre 2022. (Capture d'écran : Twitter)

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a annoncé jeudi mettre fin à ses mesures militaires « exceptionnelles » face à Israël, après la conclusion de l’accord sur la frontière maritime entre le Liban et l’Etat hébreu qui répartit les gisements gaziers offshore en Méditerranée orientale.

« Avec la conclusion de l’accord (…) la mission de la Résistance est terminée », a annoncé dans un discours le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait menacé Israël s’il entamait l’extraction de gaz du champ de Karish avant la conclusion d’un accord.

« Toutes les mesures et dispositions et les mobilisations exceptionnelles et spécifiques de la Résistance de ces derniers mois sont terminées », a-t-il ajouté.

Le chef du groupe terroriste a salué comme « une grande victoire pour le Liban » l’accord conclu jeudi entre les deux pays techniquement toujours en état de guerre.

Des partisans du Hezbollah brandissent des portraits du chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah alors qu’il s’exprime via un lien vidéo lors d’une cérémonie marquant l’anniversaire du prophète Mahomet, dans la banlieue sud de Beyrouth de Dahiyeh, au Liban, le mardi 11 octobre 2022. (Crédit : AP Photo / Bilal Hussein )

Il a assuré que l’accord n’était pas « un traité international ni une reconnaissance d’Israël ».

Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid avait plus tôt affirmé que cet accord constituait « un accomplissement politique » et une « reconnaissance » de fait de l’Etat hébreu par Beyrouth, mais le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah, a rétorqué qu’il n’avait aucune « dimension politique ».

L’accord, qui va permettre aux deux pays d’exploiter des gisements gaziers en Méditerranée orientale, a été conclu grâce à des années de médiation américaine. En vertu de cet accord, le champ de Karish se situe entièrement dans les eaux israéliennes.

Début juillet, l’armée israélienne avait intercepté des drones non armés envoyés par le Hezbollah vers Karish.

Le groupe énergétique Energean avait lancé mercredi la production de gaz fossile sur le gisement de Karish, après avoir reçu le feu vert du gouvernement israélien

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