Avec son engagement philanthropique, Zuckerberg relève le défi de Buffett
Rechercher

Avec son engagement philanthropique, Zuckerberg relève le défi de Buffett

"Buffett Challenge" exhorte les milliardaires à consacrer au moins la moitié de leur fortune à des œuvres caritatives

Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçant de nouveaux essais pour un bouton "je n'aime pas", le 15 septembre 2015 (Crédit : capture d'écran/Facebook/Vimeo)
Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, annonçant de nouveaux essais pour un bouton "je n'aime pas", le 15 septembre 2015 (Crédit : capture d'écran/Facebook/Vimeo)

En annonçant qu’il allait consacrer la totalité de sa fortune à des oeuvres philanthropiques, le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg relève le défi lancé par un autre milliardaire américain, l’investisseur Warren Buffett.

Mark Zuckerberg et sa compagne Priscilla Chan se sont engagés à donner 99 % de leur fortune, soit quelque 45 milliards de dollars en actions Facebook, à des oeuvres caritatives au cours de leur existence.

Ils dépassent ainsi le « Buffett Challenge » par lequel l’investisseur légendaire américain avait enjoint ses collègues du club des milliardaires à y consacrer au moins la moitié de leur fortune.

Il avait lancé cet appel, « Giving Pledge » en anglais, en 2010 en compagnie du fondateur de Microsoft, Bill Gates. Les deux hommes figurent depuis plusieurs années dans le peloton de tête des personnalités les plus riches du monde.

Ils enjoignaient les autres milliardaires à donner au cours de leur vie, ou à leur mort, au moins la moitié de leur fortune à des oeuvres caritatives. Plusieurs d’entre eux les avaient vite rejoints comme Ted Turner, le fondateur de CNN, Michael Bloomberg, alors maire de New York et fondateur de l’agence d’informations éponyme, Larry Ellison, le co-fondateur du groupe de logiciels d’entreprise Oracle, et le metteur en scène George Lucas.

Selon une dernière mise à jour remontant à juin, le groupe compte maintenant 137 donateurs et leurs familles. Ils viennent de 14 pays, (Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Brésil, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Inde, Indonésie, Malaisie, Russie, Taïwan, Turquie et Ukraine).

« Quand nous avons commencé à donner il y a cinq ans, nous n’avions pas l’idée que nous aurions autant de gens qui nous rejoindraient. Cela a vraiment grandi, d’abord aux Etats-Unis puis plus récemment dans le monde entier », a souligné Bill Gates dans un communiqué.

« Nous espérons intensifier cet effort et encourager les gens à commencer plus tôt. C’est bien de voir les gens devenir plus courageux et réfléchir davantage à comment ils peuvent donner. Il s’agit de construire une tradition de philanthropie qui aidera le monde à devenir un endroit meilleur », a-t-il ajouté.

Parmi les causes identifiées figurent la recherche médicale, l’amélioration de l’éducation dans les zones défavorisées, le développement économique mondial et en particulier en Afrique.

Bill Gates et son épouse ont par ailleurs crée leur propre fondation dotée de plus de 41 milliards de dollars avec des projets financés aux Etats-Unis, en Asie, en Afrique, en Amérique latine au Moyen-Orient et en Europe.

Mais la tradition philanthropique aux Etats-Unis n’a pas attendu Warren Buffett, Bill Gates et maintenant Mark Zuckerberg. Les grands industriels des 19e et 20e siècle comme Andrew Carnegie, Andrew Mellon, John D. Rockefeller, Cornelius Vanderbilt et Henry Ford avaient ouvert la voie.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...