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Belgique : En « soutien à Gaza », des universitaires laisseront les étudiants tricher aux examens

Leur action vise à… protester contre les "violations du droit international" par Israël

Des affiches et des banderoles bordent l'entrée d'un campement, installé par des étudiants et des militants pro-palestiniens à l'Université de Gand, en Belgique, le 16 mai 2024. (Crédit : AP Photo/Virginie Mayo)
Des affiches et des banderoles bordent l'entrée d'un campement, installé par des étudiants et des militants pro-palestiniens à l'Université de Gand, en Belgique, le 16 mai 2024. (Crédit : AP Photo/Virginie Mayo)

Afin d’apporter leur soutien aux étudiants anti-Israël qui protestent contre la guerre à Gaza, des universitaires ont affirmé, dans un texte communiqué aux journaux La Libre et le Standaard, qu’ils ne dénonceront pas les étudiants pris en flagrant délit de triche lors des examens qui commencent lundi en Belgique, a rapporté la presse belge.

Kenza Amara Hammou (chercheuse postdoctorale à L’UCLouvain) et Jouke Huijzer (candidat au doctorat à la Vrije Universiteit Brussel), à l’initiative de la démarche, ont annoncé qu’ils feront grève en juin alors qu’ils sont attendus pour surveiller les examens des étudiants. S’ils seront bien dans les auditoires où se dérouleront les épreuves, ils ont annoncé venir avec « des pin’s [militants], des autocollants ou des keffiehs » et dit décider de ne pas dénoncer les étudiants pris en flagrant délit de triche. Ils affirment que vingt autres futurs surveillants auraient déjà rejoint leur démarche et signé leur document.

Ils expliquent avoir lancé cette action pour condamner les liens entretenus par les universités belges « avec les institutions israéliennes malgré les violations des droits de l’homme, les crimes de guerre et les violations du droit international par le régime israélien » et l’absence de position claire « en faveur de la situation palestinienne ».

« Tant que nos recteurs continueront à ignorer les violations du droit international par les institutions israéliennes, nous ferons de même lorsque les étudiants enfreindront les règles », ont-ils écrit. « Cela ne signifie pas que nous approuvons la tricherie, mais elle n’aura aucune conséquence en ce qui nous concerne. »

Mercredi, la ministre de l’Enseignement supérieur Françoise Bertieaux, qui se dit « scandalisée », a demandé aux universités de prendre d’éventuelles sanctions contre ces enseignants. « Leur appel à la tricherie équivaut à un appel à la fraude, ce qui est contraire aux règles de vie en société », a déclaré la ministre dans La Libre Belgique. « Les enseignants passent totalement à côté de leurs missions pédagogiques, ils bafouent l’une des grandes missions de notre enseignement supérieur : l’ouverture à l’esprit critique et au pluralisme. » Elle a également estimé que cette action prendrait « en otage le parcours de réussite des étudiants au nom d’opinions personnelles ».

Les autorités universitaires n’ont pas réagi au sujet d’éventuelles sanctions contre ces perturbateurs ou les potentiels tricheurs pris sur le fait lors des examens à venir.

Comme ailleurs, notamment en France et aux États-Unis, plusieurs établissements universitaires ont été bloqués en Belgique ces dernières semaines par des militants anti-Israël. L’attaque barbare sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre et la réponse israélienne à Gaza ont en effet provoqué d’importantes tensions et des manifestations d’antisémitisme sur les campus universitaires à travers le monde.

Cette semaine, l’université belge de Gand a annoncé rompre ses relations avec toutes les universités et instituts de recherche israéliens, faute pour eux de se conformer à ses standards en matière de droits de l’homme, a déclaré l’université.

En début de semaine, deux autres universités belges ont annoncé des modifications dans leur partenariat avec des institutions israéliennes. Ainsi, l’Université d’Anvers a annoncé son intention de poursuivre les projets de recherche en cours avec des institutions israéliennes, mais mettre en attente tout nouveau projet impliquant des partenaires israéliens. L’Université Libre de Bruxelles a pour sa part annoncé sa décision de ne plus nouer de nouveaux partenariats avec des institutions israéliennes. La même politique s’appliquera aux partenaires palestiniens jusqu’à ce que les otages aient été libérés, a-t-elle précisé.

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