Bennett déplore « l’exclusion » des ministres des décisions sur Gaza
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Bennett déplore « l’exclusion » des ministres des décisions sur Gaza

Après les critiques du leader de HaYamin HaHadash, qui a qualifié de "trop douce" la politique de Netanyahu, ce dernier a annulé la réunion du cabinet de sécurité

Le ministre de l'Education Naftali Bennett lors d'une conférence de presse de son parti HaYamin HaHadash à Ashdod, le 26 mars 2019 (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Education Naftali Bennett lors d'une conférence de presse de son parti HaYamin HaHadash à Ashdod, le 26 mars 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Education Naftali Bennett a déclaré, dimanche, avoir écrit au procureur général Avichai Mandelblit pour lui demander d’obliger le Premier ministre Benjamin Netanyahu à réunir le cabinet de sécurité « dans les meilleurs délais » pour discuter des récents événements survenus dans et autour de la bande de Gaza.

Toutefois, peu après la requête, Benjamin Netanyahu a annulé un débat du cabinet prévu mercredi, sans donner de date alternative à ses membres – suscitant davantage la colère du ministre.

Le dirigeant du nouveau parti HaYamin HaHadash, candidat au scrutin du 9 avril, a âprement critiqué la politique à l’égard de la bande de Gaza par Netanyahu, la qualifiant de « trop douce » et présentant un plan politique qui, a-t-il clamé, « ouvrira les portes de l’enfer » au Hamas. Il a à nouveau réclamé le poste de ministre de la Défense dans un futur gouvernement.

« Que le Premier ministre puisse gérer les événements à Gaza tout en excluant les ministres du cabinet n’a aucun sens », a écrit Bennett dans son courrier à Mandelblit.

Il a cité les récents événements, et notamment une roquette lancée vers Tel Aviv, une autre qui a détruit une habitation dans la région du Sharon et fait sept blessés, la série de violences qui a suivi et la manifestation massive organisée samedi à la frontière gazaouie pour marquer le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé « Marche du retour ». Netanyahu, qui est également ministre de la Défense, a supervisé personnellement les ripostes israéliennes.

« Durant tous ces incidents, l’Etat d’Israël n’a réalisé qu’un passage à l’action limité qui n’a pas su créer la dissuasion nécessaire contre les opérations du Hamas – dont l’objectif est de nuire à la sécurité des citoyens d’Israël », a dénoncé Naftali Bennett.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le secrétaire du Cabinet de l’époque Avichai Mandelblit lors de la réunion hebdomadaire du cabinet du Premier ministre, à Jérusalem, le 2 février 2014. (Yonatan Sindel/Flash90)

Il a ajouté que « selon les informations parues dans les médias, le gouvernement israélien mène des négociations avancées pour promouvoir un cessez-le-feu avec le Hamas », estimant qu’il était là aussi « déraisonnable » qu’il ne soit débattu que par le Premier ministre et l’establishment de la Défense, sans consultations préalables avec le cabinet de sécurité.

Il a précisé qu’il avait contacté le secrétaire militaire du Premier ministre Avi Blot et le conseiller à la Sécurité nationale Meir Ben Shabbat à ce sujet, en vain.

« A mon avis, les événements des derniers jours ont entraîné un changement significatif dans l’équilibre des pouvoirs vis-à-vis de la bande de Gaza, qui est définie comme une entité ennemie hostile – une situation qui impose la convocation du cabinet de sécurité ».

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