Berlin interdit la marche annuelle anti-Israël pour la Journée d’Al-Quds
Les groupes juifs et pro-israéliens tentent depuis des années de faire interdire la marche, considérée comme une manifestation purement antisémite

Berlin a interdit cette année la marche annuelle anti-israélienne de la Journée mondiale d’Al-Quds. C’est la première fois que la ville prend position contre cet événement depuis son lancement en 1996.
La Journée mondiale d’Al-Quds, qui proteste contre la création de l’État d’Israël, a été instaurée en 1979 par le leader iranien Ayatollah Khomeini. Depuis lors, ses partisans ont marqué cette journée dans des villes du monde entier à forte population musulmane, pendant ou peu après le ramadan.
Les groupes juifs et pro-israéliens tentent depuis des années de faire interdire la marche, considérée comme une manifestation purement antisémite. En Allemagne, les appels à la destruction d’Israël sont illégaux.
« Les participants exploitent sans scrupule la liberté d’expression et de réunion pour répandre leur haine », a déclaré Josef Schuster, chef du Conseil central des Juifs d’Allemagne, au journal Judische Allgemeine.
L’Allemagne a désigné le groupe duHezbollah soutenu par l’Iran comme une organisation terroriste l’année dernière, et Schuster a ajouté que cette décision « devrait faciliter l’interdiction de la marche de la Journée mondiale d’Al-Quds, car le lien avec le Hezbollah interdit est évident. » En 2016, Berlin a interdit aux marcheurs de la Journée mondiale d’Al-Quds de porter des drapeaux du Hezbollah, affirmant que l’image d’une arme d’assaut levée est un appel au génocide.
Depuis 1996, la manifestation annuelle de Berlin a attiré entre 300 et 1 000 islamistes. Les hommes et les femmes défilent séparément.
Selon le Judische Allegemeine Zeitung, plusieurs groupes palestiniens figuraient parmi les 2 000 personnes inscrites pour participer à l’événement prévu le 8 mai. La marche de l’année dernière avait été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.







