Israël en guerre - Jour 281

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Blocage des axes routiers du pays pour réclamer des élections et un accord pour les otages

La "journée de perturbation" marque les 9 mois écoulés depuis le 7 octobre ; un manifestant a été blessé par la police ; les militants exhortent les syndicats à décréter la grève

Des manifestants se tenant sur la route lors d'une journée de protestation anti-gouvernement marquant les neuf mois écoulés depuis le pogrom du 7 octobre, à la jonction de Rosh Pina dans le nord d'Israël, le 7 juillet 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des manifestants se tenant sur la route lors d'une journée de protestation anti-gouvernement marquant les neuf mois écoulés depuis le pogrom du 7 octobre, à la jonction de Rosh Pina dans le nord d'Israël, le 7 juillet 2024. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Des milliers d’Israéliens sont descendus dans la rue dimanche pour réclamer de nouvelles élections législatives, alors que le pays marque les neuf mois qui se sont écoulés depuis  le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël, avec plus de la moitié des personnes enlevées ce jour-là qui se trouvent toujours en captivité à Gaza.

Des militants ont lancé les événements de la journée depuis le kibboutz Or Haner, près de la frontière de Gaza, en lâchant des ballons noirs et jaunes attachés à des panneaux représentant les communautés attaquées le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël pour tuer près de 1 200 personnes et prendre 251 personnes en otage, déclenchant ainsi la guerre dans la bande de Gaza.

La « journée de perturbation » de dimanche a débuté à 6h29, à l’heure où l’attaque terroriste avait débuté le 7 octobre, et devait culminer par des manifestations de masse devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv et près du domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem.

Les manifestants ont bloqué plusieurs autoroutes, notamment les routes 2, 4 et 6. Des manifestations ont également eu lieu aux principaux carrefours, notamment à Nahalal, Caesarea, Bilu et Raanana-Herzliya.

Les manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés dans la matinée devant les domiciles de plusieurs législateurs et ministres, y compris ceux du ministre de la Défense Yoav Gallant, du ministre des Affaires étrangères Israël Katz, du président de la Knesset Amir Ohana, du ministre de l’Économie Nir Barkat, de la ministre des Transports Miri Regev, du ministre de l’Agriculture Avi Dichter et du ministre du Néguev et de la Galilée Yitzhak Wasserlauf.

Au domicile de Gallant, dans le moshav Amikam, les manifestants ont crié : « Échec total ! « Échec total », en référence à la « victoire totale » du gouvernement à Gaza.

Des manifestants à Beer Sheva soulignant les abus sexuels subis par les otages à l’occasion du 9e anniversaire du 7 octobre avec des pancartes indiquant « Nous sommes sur le point d’accoucher » le 7 juillet 2024. (Crédit : Tanya Zion Waldoks/Groupes de protestation pour la démocratie)

Devant le domicile d’Ohana à Tel Aviv, on a entendu des manifestants crier : « Le sang est sur les mains du gouvernement de droite ».

La Douzième chaîne a diffusé des images de la manifestation montrant un policier arrachant un mégaphone des mains de Yifat Calderon, dont le cousin Ofer Calderon est l’un des 116 otages toujours détenus à Gaza.

À Jérusalem, des échauffourées ont éclaté lorsque la police a dégagé les manifestants des voies du tramway. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers poussant des manifestants et traînant une femme au sol. Selon la personne qui a posté la vidéo, la police a arrêté une militante de « Meshanim Kivun » (littéralement « changer de direction »), un groupe de protestation axé sur le climat. Un autre manifestant aurait eu besoin de soins médicaux après avoir été violemment bousculé par la police.

Des manifestants se sont également rassemblés dimanche matin devant le domicile d’Arnon Bar-David, chef de l’organisation syndicale de la Histadrout, à Kiryat Ono, pour lui demander de décréter une grève générale afin d’exiger la tenue d’élections législatives anticipées. Un rassemblement similaire était prévu plus tard dans la journée devant les bureaux de la Histadrout à Tel Aviv.

En mai, Bar-David avait déclaré qu’il n’avait plus confiance dans le gouvernement, mais il a ajouté que le moment était venu de prendre des mesures radicales pour forcer la tenue d’un scrutin national. Dimanche, des manifestants ont brandi devant son domicile des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Assez de parler, il est temps d’agir. »

Les manifestations de dimanche s’inscrivent dans le cadre de la « semaine de résistance » que les groupes de protestataires ont lancée lors de leurs manifestations hebdomadaires du samedi soir.

Certaines grandes entreprises israéliennes, principalement dans les secteurs de la haute technologie et de la finance, ont déclaré qu’elles autoriseraient leurs employés à prendre des congés pour participer aux manifestations, annoncées fin juin par des groupes anti-gouvernement. Netzach Israel, un groupe de défense de droite, a déclaré dimanche qu’il tenterait de coopérer avec les actionnaires dans le cadre d’une action en justice contre les entreprises.

Des groupes de protestation se sont rassemblés chaque semaine depuis le début de l’année 2023, quand le gouvernement avait présenté son plan d’affaiblissement du système judiciaire. Les manifestations se sont interrompues pendant quelques semaines après le 7 octobre avant de revenir en force pour demander de nouvelles élections, affirmant que le gouvernement a l’obligation morale de regagner la confiance du peuple après avoir échoué à éviter le plus grand massacre de l’Histoire du pays.

Des manifestants anti-gouvernement protestant devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 6 juillet 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Ces derniers mois, la principale manifestation anti-gouvernement à Tel Aviv a eu lieu en même temps que le rassemblement du Forum des familles des otages et disparus appelant à la libération de leurs proches. Au milieu de la guerre, les groupes de protestation ont également renforcé leur opposition à la législation exemptant les Haredim étudiant en yeshiva du service militaire, que les critiques décrivent comme un coup de force des partenaires ultra-orthodoxes de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Israël a été abandonné pendant 275 jours [depuis le 7 octobre] », indiquait une déclaration de Frères d’armes, un groupe de protestation de réservistes.

« Le gouvernement des extrémistes refuse d’assumer ses responsabilités et de rendre le mandat au peuple, de récupérer à n’importe quel prix nos frères et sœurs qui ont été arrachés à leur foyer, et en même temps, il légifère sur l’exemption de l’appel sous les drapeaux », poursuit la déclaration.

« Nous continuerons à manifester avec acharnement jusqu’à ce que le gouvernement démissionnaire se réveille, prenne ses responsabilités et fixe une date pour les élections. »

Des manifestants organisant un sit-down, entourés par la police, lors d’une manifestation anti-gouvernement « journée de perturbation », à Jérusalem, le 7 juillet 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Cent seize otages enlevés par le Hamas le 7 octobre sont toujours à Gaza – bien que Tsahal ait confirmé la mort de 42 d’entre eux.

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