Cisjordanie: le Hamas appelle à une « journée de la rage » malgré le cessez-le-feu
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Cisjordanie: le Hamas appelle à une « journée de la rage » malgré le cessez-le-feu

Le groupe terroriste encourage les affrontements violents aux points de contrôle et contre les Israéliens afin de "défendre la terre et les lieux saints"

Illustration : Des manifestants palestiniens se heurtent à Tsahal, près du checkpoint de Hawara, au sud de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mai 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)
Illustration : Des manifestants palestiniens se heurtent à Tsahal, près du checkpoint de Hawara, au sud de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 18 mai 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Le groupe terroriste du Hamas a exhorté les Palestiniens à organiser une « journée de la rage » vendredi afin de faire face à ce qu’il appelle « l’agression des colons » et « l’assaut de la mosquée Al-Aqsa » à Jérusalem.

« Cette agression sera combattue par notre peuple par une résistance et une confrontation supplémentaires », a déclaré le groupe terroriste dans un communiqué.

Bien que le cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste dans la bande de Gaza soit maintenu, les dirigeants du Hamas continuent visiblement d’encourager l’agitation dans la région.

Le Hamas a appelé les Palestiniens à bloquer les routes de contournement israéliennes en Cisjordanie et à affronter « les colons qui s’efforcent de s’imposer sous les auspices du gouvernement d’occupation. »

Des Palestiniens marchent dans la ville de Bethléem en Cisjordanie avec les drapeaux palestiniens, du Hamas et du Fatah, le 21 mai 2021. (Crédit : Wissam Hashlamoun/Flash90)

Le groupe terroriste a également appelé les Palestiniens à se diriger vers les points de friction en Cisjordanie, c’est-à-dire les points de contrôle, qui sont régulièrement de violents affrontements avec les soldats israéliens.

Les manifestations étaient prévues pour la veille du jour de la Naksa, qui commémore les pertes arabes lors de la guerre des Six Jours en 1967, généralement célébré le 5 juin.

« Nous affirmons que les masses de notre peuple sont prêtes à s’engager dans le projet de libération nationale et à défendre la terre et les lieux saints », a déclaré le groupe terroriste dans un communiqué mardi.

Israël et le Hamas se sont livrés à 11 jours de combat le mois dernier, au cours desquels le groupe terroriste a lancé des milliers de roquettes sur des villes israéliennes et Israël a lancé des centaines de frappes aériennes de représailles dans la bande de Gaza.

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 20 mai, il n’y a pas eu de tirs de roquettes de Gaza vers Israël.

Toutefois, dimanche soir, un palestinien qui a traversé la bande de Gaza, a poignardé un agent de sécurité, le blessant légèrement, aux abords d’une ville israélienne proche de l’enclave.

Lundi, un incendie a apparemment été déclenché dans le sud d’Israël par un engin incendiaire, transporté par ballon lancé depuis la bande de Gaza.

La Treizième chaîne a rapporté la semaine dernière que de hauts responsables de la défense ont jugé le cessez-le-feu « très instable. »

Sur cette photo du 10 mai 2021, des roquettes sont lancées depuis la bande de Gaza en direction d’Israël. (Crédit : AP Photo/Khalil Hamra)

Lors de la dernière série d’affrontements, les groupes terroristes palestiniens ont établi un lien entre les tirs de roquettes depuis Gaza et les troubles à Jérusalem, liés à la fois aux affrontements sur le Mont du Temple pendant le mois sacré musulman du Ramadan, et à l’expulsion potentielle d’un certain nombre de familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, 253 Palestiniens ont été tués au cours des combats, dont 66 enfants.

Les groupes terroristes palestiniens de Gaza ont déclaré que 80 victimes étaient des combattants, mais Israël affirme que le chiffre est en réalité bien plus élevé.

Treize personnes en Israël, dont un soldat, un garçon de 5 ans et une fille de 16 ans, ont été tuées.

Israël affirme que certains des décès à Gaza ont été causés par des tirs de roquettes de Gaza qui ont manqué leur cible et ont atterri à Gaza.

Ces derniers jours, le chef des services de renseignement égyptiens, Abbas Kamel, a mené une action de grande envergure pour négocier un cessez-le-feu global et à long terme. Il a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Benny Gantz et d’autres hauts responsables israéliens, ainsi que le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, et le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah.

Yahya Sinwar (R), chef politique du Hamas à Gaza, embrasse le général Abbas Kamel (G), chef des services de renseignement égyptiens, alors que ce dernier arrive pour une réunion avec les dirigeants du Hamas dans la ville de Gaza, le 31 mai 2021. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Israël a conditionné la reconstruction à grande échelle de Gaza à la libération par le Hamas de deux civils israéliens captifs et à la remise des dépouilles de deux soldats de Tsahal.

Il est peu probable que le Hamas le fasse sans qu’Israël accepte de libérer un grand nombre de terroristes de ses prisons.

Lundi, Sinwar a déclaré que le groupe était prêt pour des « négociations immédiates » en vue d’un échange de prisonniers avec Israël et a demandé aux journalistes, de manière énigmatique, de « noter le chiffre 1,111. »

Judah Ari Gross et Aaron Boxerman ont contribué à cet article.

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