Conseiller d’Abbas : les meurtres des terroristes sont des « exécutions »
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Conseiller d’Abbas : les meurtres des terroristes sont des « exécutions »

Nabil Abu Rudeineh demande au monde de défendre les Palestiniens ; Abbas réitère son soutien à une conférence de paix internationale

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre avec une délégation des Fédérations juives de pays arabes, à Ramallah, le 28 mars 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre avec une délégation des Fédérations juives de pays arabes, à Ramallah, le 28 mars 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a appelé vendredi la mort de deux attaquants par les forces de sécurité israéliennes pendant deux attaques différentes à Jérusalem et devant l’implantation de Kiryat Arba en Cisjordanie « un crime et une exécution ».

Nabil Abu Rudeineh a appelé la communauté internationale à défendre le peuple palestinien.

Israël a déjà été critiqué pour sa façon de répondre aux attaques contre les civils et les soldats. En mars dernier, le responsable palestinien Saeb Erekat avait soumis une requête auprès des Nations unies demandant une enquête officielle sur ce qu’il appelle « les exécutions » extrajudiciaires israéliennes d’attaquants palestiniens. La demande était arrivée quelques jours après qu’un soldat israélien avait été filmé abattant un terroriste blessé à Hébron.

Israël a à son tour accusé Abbas à de multiples reprises de ne pas avoir condamner la vague d’attaques palestiniennes contre des civils et des forces de sécurité israéliens ayant eu lieu l’an dernier, et affirme que la hiérarchie de l’AP incite au terrorisme et à la violence contre Israël.

Nadav Argaman, le chef du Shin Bet, avait déclaré en juillet à la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset que la condamnation des attaques terroristes par Abbas aiderait à réduire les incitations [à la violence] et ainsi le niveau de violence contre les Israéliens.

Nabil Abu Rudeineh (à gauche), porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, accueille le chef de l'opposition israélienne, Isaac Herzog (au centre), au siège de l'AP à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 août 2015. (Crédit : AFP/Abbas Momani)
Nabil Abu Rudeineh (à gauche), porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, accueille le chef de l’opposition israélienne, Isaac Herzog (au centre), au siège de l’AP à Ramallah, en Cisjordanie, le 19 août 2015. (Crédit : AFP/Abbas Momani)

Samedi, Abbas a réaffirmé son soutien à l’initiative française pour une conférence de paix internationale, pendant le sommet du Mouvement des Non-alignés qui se déroule au Venezuela, insistant sur la nécessité de mettre en place un calendrier.

« Nous continuons de travailler avec la France, les parties arabes, européennes et internationales, dont les Etats-Unis et les Nations unies, pour mener à bien la conférence internationale pour la paix et créer de nouveaux mécanismes de négociations » avec Israël, a déclaré MAbbas devant les chefs d’Etat et délégations présentes.

Le dirigeant palestinien a insisté samedi sur la nécessité de mettre en place un « calendrier précis » et un cadre international clair afin de rouvrir des négociations israélo-palestiniennes au point mort depuis l’échec d’une initiative américaine en avril 2014.

Mahmoud Abbas a estimé, selon la traduction officielle, que « l’obstination israélienne » était responsable de l’échec des efforts entrepris par la communauté internationale.

« Il est nécessaire que le colonisateur israélien se retire de notre territoire occupé […] et que Jérusalem soit la capitale de l’Etat palestinien. Ils doivent [les autorités israéliennes] arrêter de contrôler nos terres, de bloquer notre économie, de violer les conventions internationales et de bloquer la Cisjordanie », a souligné le dirigeant palestinien.

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