Coronavirus : Eilat et la mer Morte deviendront bien des « îlots touristiques »
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Coronavirus : Eilat et la mer Morte deviendront bien des « îlots touristiques »

La législation permettant aux hôtels d'ouvrir a été adoptée malgré l'avertissement des autorités sanitaires selon lequel les tests rapides ne seront pas prêts avant plusieurs jours

Illustration : Des chaises longues vides sur une plage près d'un complexe hôtelier de la mer Morte, le 10 juillet 2019. (Gershon Elinson/Flash90)
Illustration : Des chaises longues vides sur une plage près d'un complexe hôtelier de la mer Morte, le 10 juillet 2019. (Gershon Elinson/Flash90)

Les membres de la Knesset ont donné le feu vert final à un plan mercredi qui permettra la réouverture d’hôtels et d’autres lieux à Eilat et près de la mer Morte, dans le but de les transformer en « îlots touristiques » exempts du coronavirus.

Vingt-six députés ont soutenu la loi, aucun ne s’y est opposé. Si la législation permettra la réouverture partielle des stations balnéaires d’Eilat et de la mer Morte, d’autres sites touristiques du pays resteront fermés pour le moment dans le cadre d’un accord de compromis conclu plus tôt dans la journée.

Le vote en plénière s’est tenu quelques heures après que la commission de la Constitution, de la loi et de la justice a donné son aval final au texte de loi.

Au cours de cette réunion de la commission, les parlementaires ont accepté de renoncer à une clause de la législation qui aurait permis à la Knesset d’ajouter des sites supplémentaires à la liste des « îlots touristiques » pour autant qu’ils respectent les directives sanitaires. L’insistance des députés à cet égard a conduit le ministre de la Santé Yuli Edelstein à retirer la législation à mi-vote lundi. M. Edelstein, ainsi que d’autres responsables de la santé, a insisté sur la nécessité de sortir lentement et prudemment du confinement national.

Le président de la commission de la Constitution, de la loi et de la justice, Yaakov Asher, avait défendu cette clause, affirmant que d’autres sites touristiques devraient être autorisés à rouvrir, mais il s’est finalement résigné après une réunion avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu plus tôt dans la journée de mercredi.

Yuli Edelstein a salué l’adoption de la loi mercredi soir, disant que cela contribuerait à « sauver » Eilat.

« Je suis heureux que toutes les tentatives d’ajouter des clauses supplémentaires à cette loi aient échoué », avait-il réagi en pointant du doigt des députés comme Yaakov Asher qui avaient fait pression pour que la législation soit étendue.

Le secteur touristique israélien a été mis à genoux par le coronavirus, bien qu’il ait bénéficié d’un répit au printemps et en été, les touristes locaux ayant inondé les hôtels du pays au lieu de se rendre à l’étranger. Cependant, les établissements hôteliers ont été fermés dans le cadre d’un confinement national imposé à la mi-septembre, qui reste partiellement en place.

La nouvelle loi exigera que les touristes présentent un résultat négatif au test COVID-19 au plus tard 72 heures avant leur entrée à Eilat ou dans la station balnéaire de la mer Morte d’Ein Bokek. La législation autorisera la réouverture des hôtels et des petites entreprises adjacentes à condition qu’ils respectent d’autres directives sanitaires.

Des gens profitent de la plage dans la station balnéaire d’Eilat, le 6 novembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

Benjamin Netanyahu avait auparavant salué le compromis, commentant dans une déclaration qu’il pensait que la législation apportait « une excellente solution… qui ne sera pas seulement accueillie favorablement par les résidents d’Eilat et de la région de la mer Morte, mais par tous les citoyens d’Israël ».

Cependant, alors que le texte de loi était en cours d’évaluation en commission, le fonctionnaire du ministère de la Santé Udi Kleiner a révélé que son bureau ne pourrait pas mettre des tests à la disposition des hôtels avant plusieurs jours.

Un compromis a ensuite été trouvé qui permettra aux touristes d’être testés une fois par semaine à leur entrée dans ces îlots touristiques, au lieu d’une fois tous les trois jours. Le compromis visait évidemment à donner au ministère de la Santé plus de temps pour préparer son appareil de test nécessaire à la mise en place de la loi.

Eilat et la mer Morte, qui dépendent fortement du tourisme, ont toutes deux vu le chômage monter en flèche. Le taux de chômage dans la station balnéaire reste supérieur à 40 %, bien au-dessus de la moyenne nationale, selon Walla news.

Cette loi permettra également aux restaurants et aux attractions touristiques de rouvrir dans ces endroits après des mois de fermeture pendant le second confinement du pays.

Il n’y a qu’une seule autoroute principale qui mène à la ville portuaire d’Eilat, au sud du pays, qui est par ailleurs entourée du désert, et la zone hôtelière aride de la mer Morte à Ein Bokek ne compte aucune population résidentielle locale. La plupart des travailleurs viennent d’Arad, la ville la plus proche.

Un plan en plusieurs étapes pour la levée du confinement est prévu pour une durée d’environ quatre mois, et certains responsables de la santé ont averti que certaines restrictions déjà levées pourraient être réimposées à moins que le nombre d’infections ne diminue davantage.

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