Une journée contre le racisme et l’antisémitisme dans les facultés françaises
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Une journée contre le racisme et l’antisémitisme dans les facultés françaises

Un décret obligera bientôt les établissements d'enseignement supérieur à mettre en place une "sanction pédagogique nouvelle" en cas d'actes ou de propos racistes ou antisémites

Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, en mai 2018 devant l'Elysée. (Crédit : AP/Christophe Ena)
Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, en mai 2018 devant l'Elysée. (Crédit : AP/Christophe Ena)

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé jeudi l’instauration d’une journée nationale contre le racisme et l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur le 21 mars, à laquelle 2 millions d’euros seront consacrés dès l’an prochain.

Ces annonces font suite à plusieurs incidents qui se sont produits au cours des derniers mois dans différentes facs. En avril avaient notamment été révélés des propos et vidéos racistes visant des étudiants noirs, échangés par des étudiants en sociologie de l’Université de Lorraine via un groupe privé de Messenger, la messagerie de Facebook.

« Dans un contexte général de multiplication de messages à caractère raciste et antisémite à l’université, notamment sur les réseaux sociaux », la ministre a annoncé la création d’une journée nationale contre le racisme et l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur le 21 mars, a indiqué le ministère à l’AFP.

Cette journée se tiendra durant la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme.

Dès 2020, une enveloppe de 2 millions d’euros permettra de « financer les évènements associatifs ou des établissements qui viendront alimenter cette journée de sensibilisation, après une sélection sur appel à projet ».

Par ailleurs, un décret obligera bientôt les établissements d’enseignement supérieur à mettre en place une « sanction pédagogique nouvelle » en cas d’actes ou de propos racistes ou antisémites : l’étudiant aura obligation de « participer à des activités de solidarité de culture ou de formation ».

Il devra par exemple « visiter un lieu de mémoire », ou « consacrer du temps à une association de lutte contre les discriminations », a précisé le ministère.

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