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Dans la peine et la mélancolie, 1,5 million d’Israéliens se rendent dans les cimetières militaires

Les routes ont été fermées et le nombre de trains augmenté autour des sites de commémoration, alors que les familles se rendent sur les tombes de 23 544 soldats morts au combat et des 3 117 victimes du terrorisme

  • Des bougies devant les tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des bougies devant les tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Israël Ron Arad, un petit nouveau dans le mouvement scout déjà déjà bien implanté en Israël. Ici, les scouts israéliens de la tribu de Modiin qui allument des torches pendant une cérémonie d'hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Israël Ron Arad, un petit nouveau dans le mouvement scout déjà déjà bien implanté en Israël. Ici, les scouts israéliens de la tribu de Modiin qui allument des torches pendant une cérémonie d'hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Préparation des soldats avant une cérémonie de Yom HaZikaron, au mémorial Yad Lebanim de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Préparation des soldats avant une cérémonie de Yom HaZikaron, au mémorial Yad Lebanim de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Une soldate israélienne allume des bougies près des tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Une soldate israélienne allume des bougies près des tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Avant Yom HaZikaron, une soldate place des fleurs sur les tombes des soldats morts au combat, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Avant Yom HaZikaron, une soldate place des fleurs sur les tombes des soldats morts au combat, au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Soldats au garde-à-vous pendant une cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
    Soldats au garde-à-vous pendant une cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
  • Des Israéliens devant les tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 28 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des Israéliens devant les tombes des soldats morts au combat au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 28 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les routes menant au cimetière militaire de Kiryat Shaul, à Tel Aviv, ont été fermées dès 5h00 lundi matin avant l’une des nombreuses cérémonies annuelles d’hommage aux soldats morts au front et aux victimes d’attentats terroristes pour Yom HaZikaron.

La fréquence des trains a été augmentée dans tout le pays pour qu’amis et familles puissent se rendre sur la tombe de leurs proches. Quelque 1,5 millions d’Israéliens se rendent chaque année pour Yom HaZikaron dans les 52 cimetières militaires du pays, et dans des centaines de sections militaires des cimetières civils.

La journée est aussi commémorée par des allumages de bougies, de la musique mélancolique à la radio, et les journaux et les programmes télévisés parlent de ceux qui sont morts.

Israël a lancé le début officiel de Yom HaZikaron avec une sirène d’une minute dimanche soir à 20h00, même si certaines cérémonies avaient déjà commencé, notamment un évènement officiel pour les soldats morts au front à Yad Lebanim, le Mémorial des Fils, à Jérusalem, où était présent le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Lundi, à 11h00, une sirène de deux minutes a transpercé l’air, marquant le début des cérémonies de commémoration officielles dans tout le pays.

Une autre cérémonie honorant les 3 117 personnes tuées par le terrorisme commencera à 13h00 au mont Herzl, à Jérusalem.

Les scouts israéliens de la tribu de Modiin ont allumé des torches pendant une cérémonie d'hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les scouts israéliens de la tribu de Modiin ont allumé des torches pendant une cérémonie d’hommage aux soldats morts au combat, au soir de Yom HaZikaron, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Depuis 1860, quand le premier quartier juif a été fondé à l’extérieur des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, 23 544 hommes et femmes sont morts en servant au sein des services de sécurité d’Israël et de la communauté juive pré-étatique, selon les chiffres officiels.

Quatre-vingt-dix-sept noms ont été ajoutés à la liste des soldats morts cette année, dont 37 étaient des vétérans de Tsahal blessés et handicapés qui ont succombé à leurs blessures. Le bilan comprend aussi les soldats morts dans des accidents de voiture, de suicide, et d’autres causes.

Yom HaZikaron, établi en 1951 par David Ben Gurion, alors Premier ministre et ministre de la Défense, a été fixé au 4 du mois d’Iyar, la veille de Yom HaAtsmaout, qui commence immédiatement après Yom HaZikaron lundi soir.

Dimanche, pendant la cérémonie à Yad Lebanim, Netanyahu a dit aux familles endeuillées que le sacrifice des hommes et des femmes israéliens morts permet au peuple juif de vivre librement sur sa terre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une cérémonie de Yom HaZikaron à Yad Lebanim, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une cérémonie de Yom HaZikaron à Yad Lebanim, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel)

« Depuis que le poignard du deuil a été planté dans nos cœurs, nos vies ont changé à tout jamais », a-t-il dit.

« Nous soulignons la responsabilité mutuelle et la destinée qui lie toutes les parties de notre nation avec la famille des endeuillés. Nous sommes un peuple unique, et il est évident que sans le sacrifice de nos fils et de nos filles, nous ne serions pas un peuple libre sur notre propre terre, a dit le Premier ministre. L’Etat d’Israël est une merveille historique. »

« Nous ne montrons pas de faiblesse, nous ne laissons pas les armes tomber de nos mains, parce que nous savons que c’est le seul moyen de repousser ces personnes diaboliques qui refusent d’accepter notre existence, et ce n’est qu’à ce moment que nous ferons la paix avec ceux qui veulent la paix. »

Yonatan Netanyahu, le frère du Premier ministre, officier de Tsahal, a été tué pendant qu’il dirigeait une opération commando pour libérer les civils israéliens pris en otage par des terroristes à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda, en juillet 1976.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, et les familles de soldats morts au combat étaient également présents à la cérémonie.

Edelstein, dans son discours, a promis un soutien plus important pour ces familles.

« Cette année, nous promettons de vous embrasser plus que jamais, et nous promettons que vous resterez au-dessus de toute dispute et en dehors de tout conflit, a-t-il dit. Tout comme [les soldats] savent comment vivre sur le champ de bataille et en dehors, nous devons aussi vivre comme une seule famille chaque jour, même quand c’est difficile. »

Le président Reuven Rivlin a ouvert la cérémonie officielle de Yom HaZikaron pour les soldats morts devant le mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem, où il a parlé du prix que le pays paie pour sa liberté, et de la dette qu’il doit encore à ceux qui ont disparu au combat.

Le président Reuven Rivlin pendant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le président Reuven Rivlin pendant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« Notre liberté est sacrée, sacrée et difficile. Nous savons qu’il y a un prix à payer pour notre existence ici, pour notre liberté. Il y a un prix, et nous sommes prêts à payer ce prix, dans le respect et la terreur », a-t-il dit.

Dans une lettre adressée aux familles endeuillées, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a écrit que « tous les mots de consolation font pâle figure face à votre lourde perte. Je partage ce sentiment difficile, la douleur et la nostalgie. »

« Sachez que même au moment de prises de décisions cruciales, je me souviens de vos aimés et en tire la force de continuer », a-t-il écrit.

Cette année, Yom HaZikaron a lieu peu après un affrontement controversé à la Knesset il y a deux semaines, entre parents de soldats morts à la guerre et députés pendant une réunion sur la guerre de 2014 dans la bande de Gaza.

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