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Darmanin veut dissoudre une maison d’édition « légitimant le jihad »

Les dirigeants de "Nawa", une maison d'édition basée en Ariège, sont "en lien avec la sphère jihadiste"

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive à l'Elysée avant la cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques français au Tokyo 2021, à Paris le 13 septembre 2021. (Photo de Ludovic MARIN / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive à l'Elysée avant la cérémonie en l'honneur des médaillés olympiques et paralympiques français au Tokyo 2021, à Paris le 13 septembre 2021. (Photo de Ludovic MARIN / AFP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a lancé la procédure de dissolution de « Nawa », une maison d’édition basée en Ariège, en raison notamment de la diffusion de « plusieurs ouvrages légitimant le jihad », a indiqué vendredi à l’AFP l’entourage du ministre.

« Sa ligne éditoriale est clairement anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales. Elle a diffusé plusieurs ouvrages légitimant le jihad », a précisé l’entourage du ministre.

Ses dirigeants sont « en lien avec la sphère jihadiste », selon l’entourage.

L’association, dont le nom complet est « Nawa Centre d’études orientales et de traduction » est une « maison d’édition associative », a-t-on détaillé de même source. Elle avait été déclarée en sous-préfecture de Pamiers en 2008.

Elle se présente sur son site internet comme une maison d’édition ayant « la volonté de valoriser les sciences humaines et politiques issues de l’héritage musulman » et de contribuer « au renouveau de ces disciplines via l’étude du monde occidental ou occidentologie, l’histoire des idées et des doctrines politiques contemporaines ».

Selon le Journal officiel, elle est dirigée par Abû Soleiman Al-Kaabi et Aïssam Aït Yahya, qui ont publié plusieurs ouvrages.

Une mesure de gel des avoirs visant l’association et ses dirigeants a par ailleurs été prise jeudi, selon l’arrêté paru au Journal officiel.

« C’est une maison d’édition bien connue des services de renseignement français, fait remarquer le sociologue Samir Amghar. Je m’interroge sur le timing politique. Pourquoi avoir attendu 5 ans ? »

« Des experts considèrent que Nawa a joué un rôle dans le processus de radicalisation de certains jeunes, que cette association défend un jihad de la pensée, un islam ultra-orthodoxe ».

La maison d’édition est souvent associée à la mouvance salafiste.

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