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David Friedman critique la réforme judiciaire, en rupture avec Netanyahu

S'exprimant lors d'une conférence, la semaine dernière, l'ambassadeur de Trump a souligné que la refonte ne rapprochait pas l'État hébreu du modèle américain

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son épouse Sara, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman et sa femme Tammy lors des célébrations du Jour de l'indépendance américaine, à Jérusalem, le 2 juillet 2019. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son épouse Sara, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman et sa femme Tammy lors des célébrations du Jour de l'indépendance américaine, à Jérusalem, le 2 juillet 2019. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

L’ex-ambassadeur des États-Unis en Israël sous l’administration du président américain Donald Trump, David Friedman, a rejoint la longue liste des critiques du projet de refonte du système judiciaire qui est actuellement promu par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Pendant une interview menée sur la scène d’un sommet organisé par la CoP (Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations), la semaine dernière, Friedman – qui est aussi l’un des soutiens les plus fervents de Netanyahu au parti républicain – s’en est particulièrement pris à la législation qui permettrait à la Knesset de passer outre les décisions prises par la Cour suprême.

« C’est une offense faite à la manière dont je pense que les tribunaux doivent fonctionner », a-t-il commenté.

Friedman est allé encore plus loin dans ses critiques au cours d’une session privée qui a eu lieu lors d’une autre conférence qui était organisée, la semaine dernière, par deux think-tanks conservateurs.

Simcha Rothman, député de Hayadout Hadatit, un parti d’extrême-droite, président de la Commission de la Constitution, du droit et de la Justice à la Knesset et l’un des artisans du projet de réforme radicale du système de la justice israélien, devait y prendre la parole. Rothman a ainsi tenté de convaincre l’assistance présente de la légitimité des propositions faites par le gouvernement, affirmant qu’elles permettraient de rapprocher Israël du modèle américain.

A un moment de l’allocution, Friedman a levé la main pour prendre la parole et il a rejeté l’affirmation faite par Rothman, selon le site d’information Axios qui a rapporté ses propos dans la journée de mercredi.

« Vous faites la comparaison avec les États-Unis mais notre système ne fonctionne absolument pas comme ça », a dit Friedman, entraînant des applaudissements dans la salle.

Le président de la Commission de la Constitution, du droit et de la Knesset, Simcha Rothman, pendant une audience de commission, le 1er mars 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Friedman a ajouté qu’aux États-Unis, les cours de justice existaient pour protéger les droits des minorités et que la clause empêchera les tribunaux israéliens de mener à bien cette mission.

Un membre du public a confié à Axios que Rothman avait eu l’air embarrassé après la prise de parole de l’ancien ambassadeur américain.

Ce dernier a confirmé les informations transmises par Axios mercredi en début de soirée, mais il a affirmé au Times of Israel que ses préoccupations avaient été exprimées « avec respect » et que ses propos étaient entrés dans le cadre d’une « tentative de trouver un terrain d’entente ».

« Le ton de la conversation ne consistait pas à critiquer ni à pointer du doigt qui que ce soit, mais plutôt à reconnaître qu’il s’agit d’une question complexe », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, mercredi, la coalition a fait avancer d’autres textes du plan de réforme judiciaire, approuvant en Commission un projet de loi qui pourra être présenté en première lecture à la Knesset et qui limite drastiquement les capacités de la Haute-cour de justice à rejeter les législations qui sont adoptées par le parlement.

Rothman, le président de la Commission, a été attaqué pendant toute la session par les députés de l’opposition pour son occultation du débat et pour la procédure d’approbation accélérée du projet de loi. De nombreux membres de la Commission issus de l’opposition ont été en conséquence expulsés de la salle de réunion.

Selon ce projet de loi, la Haute cour ne pourra rejeter des législations que si 12 à 15 juges de la Haute-cour estiment qu’elles contreviennent « clairement » à certaines lois Fondamentales qui nécessitent une majorité spécifique de députés pour être changées.

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