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Décès d’Eliezer Goldberg, ancien juge de la Cour suprême à 90 ans

Les politiciens saluent l'ancien contrôleur de l'Etat et juge comme un « parangon d'équité, d'intégrité et de sagesse » qui « a toujours eu l'intérêt du public à l'esprit »

Portrait d'Eliezer Goldberg, ancien juge de la Cour suprême israélienne et ancien contrôleur de l'État d'Israël, le 11 octobre 2011. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Portrait d'Eliezer Goldberg, ancien juge de la Cour suprême israélienne et ancien contrôleur de l'État d'Israël, le 11 octobre 2011. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

L’ancien contrôleur de l’État et juge de la Cour suprême Eliezer Goldberg est décédé vendredi à l’âge de 90 ans, ont rapporté les médias israéliens.

Au moment de sa mort, Goldberg était à la tête de la commission consultative du gouvernement sur les nominations supérieures – familièrement nommé « commission Goldberg ».

Goldberg dirigeait la commission, chargée d’examiner les principales nominations gouvernementales, depuis 2018. Sous sa direction, le comité avait été chargé d’approuver plusieurs nominations notables au cours des dernières années, y compris celles du lieutenant-général Aviv Kohavi en tant que chef d’état-major de Tsahal et celle du professeur Amir Yaron en tant que gouverneur de la Banque d’Israël.

Goldberg a fait la une des journaux fin 2018 après avoir refusé de recommander le major-général Moshe « Chico » Edri comme prochain commissaire de police, une décision controversée qui a soulevé des questions concernant sa conduite tout au long du processus de nomination.

Né à Jérusalem en 1931, Goldberg a occupé divers postes publics tout au long de sa vie.

Goldberg a étudié le droit à l’Université hébraïque de Jérusalem entre 1952 et 1955 et a obtenu sa licence en 1957.

L’ancien juge de la Cour suprême Eliezer Goldberg en février 2013. (Crédit :Miriam Alster/ Flash 90)

Après avoir travaillé comme avocat dans plusieurs cabinets, Goldberg a été juge dans un tribunal de la circulation entre 1964 et 1965, puis juge au tribunal de première instance de Jérusalem jusqu’en 1974, date à laquelle il est devenu juge dans un tribunal de district.

Il a été officiellement nommé juge à la Cour suprême en 1984 après y avoir été juge par intérim pendant environ un an.

En 1998, il a été nommé contrôleur de l’État et médiateur par la Knesset, faisant de lui la sixième personne à occuper ce poste.

En 2006, il a reçu un prix honorifique du Mouvement pour un gouvernement de qualité.

En 2008, Goldberg a été nommé médiateur pour les plaintes contre les juges, poste qu’il a occupé jusqu’en 2013.

Eliezer Goldberg au centre, ancien juge de la Cour suprême israélienne et médiateur des juges, remet le rapport annuel des plaintes contre les juges au ministre de la Justice Yaakov Neeman à gauche, et au juge en chef de la Cour suprême Asher Gronis, à la Cour suprême de Jérusalem, en février 19, 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Commentant la mort de Goldberg samedi soir, le Premier ministre Naftali Bennett a qualifié le défunt juge de « modèle » et de « fonctionnaire dévoué qui a continué à travailler jusqu’au tout dernier moment ».

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a exprimé sa « grande tristesse » suite au décès de Goldberg, saluant son dévouement envers la population israélienne.

« Depuis qu’il est entré dans la sphère publique, le juge Goldberg était un fonctionnaire loyal qui avait toujours à l’esprit l’intérêt du public », a tweeté Gantz. « Sa sagesse nous manquera. Qu’il repose en paix. »

Le chef de l’opposition et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu a adressé ses condoléances à la famille Goldberg, se référant à Goldberg lui-même comme un « parangon d’équité, d’intégrité et de sagesse », et ajoutant que « nous nous souviendrons toujours et chérirons sa grande contribution à l’État de Israël. »

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