Déclaration de Laurent Fabius sur l’affaire Orange
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Déclaration de Laurent Fabius sur l’affaire Orange

Le PDG d'Orange Stéphane Richard assure à la presse israélienne "Nous aimons Israël" et que la decision n'est pas politique

Laurent Fabius (Crédit : Lionel Bonaventure/AFP)
Laurent Fabius (Crédit : Lionel Bonaventure/AFP)

Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international a fait la déclaration suivante à propos de la décision du groupe Orange:

« S’il appartient au président du groupe Orange de définir la stratégie commerciale de son entreprise, la France est fermement opposée au boycott d’Israël.

La France et l’Union européenne ont par ailleurs une position constante et connue de tous sur la colonisation ».

L’État français est actionnaire à hauteur de 25 % dans le capital du groupe.

De son côté, le PDG d’Orange Stéphane Richard a assuré vendredi, selon des propos rapportés par la presse israélienne, que l’opérateur français de téléphonie « aime » Israël et que sa décision de retirer sa marque de ce pays n’était pas liée à des appels au boycott.

« Ceci n’a rien à voir avec Israël, nous aimons Israël, nous sommes présents en Israël, sur le marché des entreprises, nous investissons dans l’innovation en Israël, nous sommes les amis d’Israël, donc cela n’a absolument rien à voir avec un quelconque débat politique, auquel je ne veux pas prendre part », dit-il au quotidien populaire Yedioth Ahronoth, qui a aussi mis en ligne ses déclarations en anglais sur son site internet.

« C’est une question purement commerciale concernant l’emploi de notre marque par la compagnie (israélienne Partner) sous contrat de licence », a-t-il expliqué.

« Je n’étais pas au courant qu’il existait une espèce de campagne internationale sur le sujet, j’en suis vraiment désolé », a-t-il assuré, en faisant référence à une campagne internationale et non-gouvernementale de boycott destinée à faire pression sur Israël pour mettre fin à l’occupation des Territoires palestiniens.

Il ne fait quasiment aucun doute en Israël qu’Orange cherche à se dissocier de Partner parce que ce dernier fournit ses services non seulement en Israël, mais aussi dans les implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, des zones occupées de façon illégale selon la communauté internationale.

Richard a causé une levée de boucliers en Israël en déclarant mercredi au Caire qu’il était prêt à « abandonner demain matin » ses liens avec Partner, qui utilise le nom et l’image d’Orange en Israël contre une redevance, si Orange ne s’exposait pas à des « risques énormes » de demande de dédommagement.

Ces propos, prononcés alors que toute la classe politique israélienne s’agite frénétiquement depuis quelques jours sur la question du boycott, ont immédiatement été brocardés comme une nouvelle atteinte à la légitimité d’Israël.

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