Un poste syrien bombardé dans le Golan ; pas de précision sur l’implication d’Israël
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Un poste syrien bombardé dans le Golan ; pas de précision sur l’implication d’Israël

L’armée israélienne ne commente pas ; des avions auraient ciblé des bâtiments détenus par Assad à la frontière ; le Hezbollah accuse le front al-Nosra

Ilan Ben Zion est journaliste au Times of Israel. Il est titulaire d'une maîtrise en diplomatie de l'Université de Tel Aviv et d'une licence de l'Université de Toronto en études du Proche-Orient et en études juives

Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s'échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d'une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. Illustration. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s'échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d'une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. Illustration. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Un bâtiment contrôlé par le gouvernement syrien près de la ville de Quneitra, sur la partie syrienne du plateau du Golan, a été bombardé mercredi. Des informations préliminaires attribuaient cette attaque à Israël.

Cependant, le Hezbollah et plusieurs médias arabes ont indiqué que le bâtiment de Medinat al-Baat avait été attaqué par des groupes rebelles.

Il n’a pas été précisé à quoi servait le bâtiment, ou s’il était occupé au moment de la frappe. Il n’y avait pas d’information sur des victimes éventuelles.

Des informations non confirmées indiquent que les avions ciblaient des agents du Hezbollah dans la région.

L’agence de presse libanaise Al-Mayadeen a nié la véracité des informations attribuant le bombardement à des avions israéliens en Syrie, et a cité le Hezbollah, qui affirme que le front al-Nosra, affilié à al-Qaïda, avait lancé des roquettes à Quneitra, entraînant des victimes.

Les comités de coordination locale en Syrie ont pour leur part affirmé que les forces de l’Armée syrienne libre avaient tiré des roquettes contre les forces d’Assad à Medinat al-Baath.

L’agence de presse syrienne Qasioun a affirmé que le bâtiment était un poste de commandement du gouvernement d’Assad qui aurait pu être utilisé pour des activités du Hezbollah.

Il n’y a pas eu de réponse à l’article de l’agence de presse syrienne officielle, et l’unité des porte-paroles de l’armée israélienne a déclaré qu’elle ne commentait pas les informations concernant des frappes israéliennes en Syrie.

Peu après la frappe annoncée, les Comités de coordination locale en Syrie ont annoncé que des hélicoptères du gouvernement Assad bombardaient les villes voisines de Umm Batna et Ajraf.

D’autre part, mercredi, des balles ont touché un poste militaire à la frontière libanaise, à Metula, a annoncé l’armée israélienne mercredi matin. Il s’agirait probablement d’une balle perdue.

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait prévenu pendant la commémoration des 10 ans de la deuxième guerre du Liban que « si nous devons répondre à une agression, nus répondrons ; et la réponse sera puissante. Quiconque pense qu’il trouvera ici une ‘toile d’araignée’ affrontera un ‘mur de fer’, et sentira une poigne de fer. »

Il faisait allusion à un discours prononcé par Hassan Nasrallah, pendant lequel le chef du Hezbollah chiite libanais avait affirmé en 2000 que l’Etat juif était aussi « fragile qu’une toile d’araignée ».

Israël a maintenu une politique officielle de non intervention dans la guerre civile syrienne, qui a déchiré le pays depuis plus de cinq ans, et a fait plus de 250 000 morts, et des millions de déplacés. Les responsables israéliens ont cependant précisé qu’Israël agirait pour empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes sophistiquées de la Syrie ou de l’Iran.

L’armée israélienne a aussi répondu quand les combats entre les différents groupes rebelles et les forces gouvernementales touchaient Israël.

Ce mois-ci, l’armée a détruit deux pièces d’artillerie syrienne après un tir perdu qui a frappé juste à l’intérieur de la barrière frontalière d’Israël.

L’armée a également tenté d’abattre un drone qui avait infiltré le Golan depuis la Syrie, mais n’a pas réussi à le toucher, avec deux missiles Patriot et un missile tire depuis un avion de chasse.

L’armée israélienne a renforcé ses défenses le long de la frontière nord, étendant son réseau de barrière et ses capacités de surveillance, pour se préparer à une possible guerre contre le Hezbollah, l’organisation chiite qui a combattu contre Israël en 2006 et a juré de détruire l’Etat juif.

La frontière a été majoritairement calme pendant les dix années écoulées depuis la deuxième guerre du Liban ; les forces du Hezbollah étant déployées pour soutenir les forces syriennes d’Assad et les forces iraniennes dans la guerre civile syrienne.

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