Des classes avec 70 % d’enfants vaccinés dans les villes rouges en Israël
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Des classes avec 70 % d’enfants vaccinés dans les villes rouges en Israël

La décision du Cabinet ne s'appliquera qu'aux élèves de 4e et plus ; Les classes qui n'atteignent pas ce niveau devront passer à l'enseignement à domicile

Des enfants portant des masques faciaux se rendent à l'école à Safed, le premier jour de la rentrée des classes, le 1er novembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Des enfants portant des masques faciaux se rendent à l'école à Safed, le premier jour de la rentrée des classes, le 1er novembre 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Dans le but d’encourager la vaccination et de réduire la contagion parmi les lycéens lors de la rentrée scolaire du 1er septembre, le gouvernement a annoncé lundi un nouveau plan de rentrée scolaire pour les zones à forte contagion qui verra les classes ayant un faible taux d’élèves vaccinés passer à l’apprentissage à distance.

Selon les règles du nouveau plan, approuvé par le cabinet lundi soir, seules les classes dans lesquelles plus de 70 % des élèves sont soit vaccinés, soit guéris, soit ont passé un test sérologique positif pour les anticorps, seront autorisées à se réunir en personne. Les classes qui n’atteignent pas ce niveau devront passer à l’enseignement à domicile.

Le plan concernera les élèves à partir de la 4e et ne sera appliqué que dans les « villes rouges », c’est-à-dire les municipalités où les taux de contagion sont élevés.

Dans le cadre des efforts visant à garantir que davantage de classes dépassent la barre des 70 % d’ici le début de l’année scolaire, le cabinet a également décidé d’étendre les efforts du ministère de la santé pour vacciner et tester les adolescents à l’approche du 1er septembre.

L’effort consistera à étendre les tests sérologiques de masse, actuellement en cours pour les enfants d’âge préscolaire et les élèves des écoles élémentaires du système scolaire haredi, qui a commencé son année scolaire au début du mois, au reste des écoles du pays.

Les tests sérologiques ont été lancés au début du mois dans le but d’identifier les enfants qui se sont rétablis du virus et qui n’ont souvent jamais réalisé qu’ils étaient malades. Ces enfants sont porteurs d’anticorps et ne sont pas tenus d’être mis en quarantaine s’ils entrent en contact avec un porteur du virus. Le ministère de l’Éducation espère que l’élargissement de la base de données des enfants guéris réduira considérablement le nombre de jeunes enfants – et par extension, leurs parents – contraints à la quarantaine lors de la prochaine vague de contagion prévue.

À partir du 22 août, les responsables de la santé étendront cet effort des écoles Haredi à une campagne de dépistage intensive de 10 jours dans tout le pays pour les enfants âgés de 3 à 12 ans.

Les conseils locaux et les municipalités dirigeront ces efforts, a déclaré le directeur général du ministère de l’éducation, Yigal Salovick, au cabinet lundi. Chaque gouvernement local informera les parents des sites de dépistage et les incitera à se faire tester.

L’annonce a été faite alors qu’il a été fait état d’un nouvel accrochage au sein du cabinet au sujet du refus de la ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton d’autoriser la vaccination des lycéens pendant les heures de cours.

Selon les médias hébraïques, lors d’une réunion du cabinet tenue sur Zoom, le Premier ministre Naftali Bennett a semblé s’irriter du refus de Shasha-Biton d’utiliser les heures de classe pour administrer le vaccin COVID, malgré le fait que la plupart des autres campagnes de vaccination sont menées dans les écoles pendant les heures de classe.

« Vous n’êtes pas de l’ONU », aurait-il dit lors de l’appel Zoom, utilisant une expression hébraïque qui signifie que l’on ne doit pas être neutre sur le sujet abordé. Selon certains témoignages, il a tapé sur son bureau pendant qu’il parlait. « Les tests sérologiques, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui va nous sauver. Ce qui nous sauvera, ce sont les vaccinations, et j’exige que vous vous mettiez sous le brancard » – une autre expression hébraïque qui signifie faire sa part pour l’équipe.

Le Premier ministre Naftali Bennett (G) et la ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton (D) (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Il est impensable que vous ne compreniez pas que c’est de votre responsabilité autant que celle du ministère de la Santé », aurait réprimandé Bennett à Shasha-Biton et à d’autres responsables de l’Éducation lors de l’appel.

Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, se serait joint à Bennett pour critiquer la ministre de l’Education. « Les ‘solutions créatives’, c’est bien beau, mais seules les vaccinations permettront de garantir le lancement de l’année scolaire », a-t-il déclaré.

Selon les informations, Mme Shasha-Biton a convenu que les écoles pouvaient utiliser leurs ressources pour encourager les élèves à se faire vacciner, mais elle a dit craindre que l’autorisation de la vaccination pendant les heures de classe ne mette les écoles au centre d’une décision clivante.

Dans une déclaration aux médias, le bureau de Bennett a nié que le ton était colérique, mais n’a pas nié la substance du débat rapporté. « Tous les échanges qui ont lieu dans les discussions [du cabinet] ne sont pas une confrontation », a déclaré le communiqué de Bennett. « Le Premier ministre et la ministre de l’Éducation travaillent en coopération pour commencer l’année scolaire en toute sécurité, tout en protégeant la santé des enfants d’Israël. »

Pendant ce temps, lundi a vu des chiffres de contagion inédits depuis six mois.

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