Des dirigeants juifs américains “déçus” par la décision de Trump sur l’ambassade
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Des dirigeants juifs américains “déçus” par la décision de Trump sur l’ambassade

La Conférence des présidents espère que le président américain réexaminera bientôt le déplacement de l’ambassade à Jérusalem

Malcolm Hoenlein, vice-président exécutif de la Conférence des présidents des organisations juives américaines majeures, à Jérusalem, le 19 février 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Malcolm Hoenlein, vice-président exécutif de la Conférence des présidents des organisations juives américaines majeures, à Jérusalem, le 19 février 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les dirigeants juifs américains ont exprimé vendredi leur « déception » après la décision du président américain Donald Trump de ne pas déplacer son ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem pour le moment, alors qu’il l’avait promis pendant sa campagne électorale.

Stephen Greenberg et Malcolm Hoenlein, qui dirigent la Conférence des présidents des organisations juives américaines majeures, ont déclaré que « déplacer l’ambassade dans la capitale déclarée d’Israël rectifierait une injustice historique, sans préjuger du résultat des négociations puisqu’elle serait située à Jérusalem Ouest, universellement reconnue comme appartenant à Israël. »

Ils ont souligné que la question dépassait l’ambassade, car la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d’Israël permettrait aux Américains nés dans la ville d’indiquer Israël comme pays de naissance. « A ce jour, les passeports américains délivrés à ces personnes n’indiquent que Jérusalem comme lieu de naissance, sans aucune identification nationale. »

Greenberg et Hoenlein ont exprimé leur espoir que, « comme indiqué dans l’annonce de l’exemption, cette décision sera révisée dans les prochains mois. »

Les responsables israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en tête, avaient appelé Washington à déplacer son ambassade, une mesure qui serait vue comme la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le renouvellement de l’exemption par Trump jeudi a entraîné une grande déception des ministres israéliens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président de la Conférence des présidents, Stephen M. Greenberg, au centre, et son vice-président exécutif Malcolm Hoenlein, à l'ouverture de la 42e conférence de la Mission du Leadership, à Jérusalem, le 14 février 2016. (Crédit : Avi Hayoun)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président de la Conférence des présidents, Stephen M. Greenberg, au centre, et son vice-président exécutif Malcolm Hoenlein, à l’ouverture de la 42e conférence de la Mission du Leadership, à Jérusalem, le 14 février 2016. (Crédit : Avi Hayoun)

En annonçant l’extension de l’exemption, la Maison Blanche a souligné que le président voulait toujours déplacer l’ambassade.

« Le président Trump a pris cette décision pour maximiser les chances de réussite des négociations d’un accord entre Israël et les Palestiniens, remplissant son devoir solennel de défendre les intérêts sécuritaires nationaux des Etats-Unis. Mais, comme il l’a dit à plusieurs reprises, son intention est de déplacer l’ambassade, la question n’est donc pas si le déplacement se produit, mais uniquement quand », a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

Une loi adoptée en 1995 par le Congrès américain exige le déplacement de l’ambassade, mais permet au président de retarder le déplacement pour des raisons de sécurité nationale. Chacun des trois prédécesseurs de Trump, Bill Clinton, George W. Bush et Barak Obama, a exercé ce droit.

L’Autorité palestinienne a applaudi la décision de Trump, affirmant qu’elle montre que l’administration américaine est sérieuse sur son intention de faire la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Des agences ont contribué à cet article.

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