Des éléments nazis et suprémacistes blancs dans des albums de lycée à Chicago
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Des éléments nazis et suprémacistes blancs dans des albums de lycée à Chicago

Un élève du lycée Highland Park a cité Goebbels, le chef de la propagande nazie

Le lycée Highland park est l'un des deux établissements de la banlieue de Chicago qui a arrêté de distribuer des albums de classe à cause d'une contenu discutable. (Google Street View)
Le lycée Highland park est l'un des deux établissements de la banlieue de Chicago qui a arrêté de distribuer des albums de classe à cause d'une contenu discutable. (Google Street View)

JTA — Les administrateurs de deux lycées de la banlieue de Chicago ont mis un terme à la distribution des albums de classe après que des élèves ont inclus des éléments antisémites, nazis et suprémacistes blancs.

Le lycée Highland park, situé à 24 km au nord de Chicago, se trouve dans une banlieue ayant une importante population juive. Les élèves doivent finir les cours le 29 mai, mais il devront le faire sans leurs albums de fin d’année après que deux citations offensantes ont été rapportées par des étudiants aux administrateurs de l’école, qui ont mis un terme à la distribution de l’album.

On avait demandé à chaque élève de choisir une citation. Une des citations qui a posé problème a été attribuée par l’élève à un « Anonyme » alors qu’elle est largement attribuée à Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande nazi : « Si vous dites un énorme mensonge, et que vous le dites assez souvent, on y croira ». L’autre citation n’a pas été rendue publique, mais elle a été décrite comme antisémite.

« Les citations sont examinées et approuvées par une équipe, et nous assumons l’entière responsabilité de ne pas avoir pu détecter ces citations qui n’auraient jamais dues être publiées dans l’album de fin d’année », a déclaré le lycée Township du district 113, qui comprend Highland Park, dans un communiqué

Deborah Finn, la principale d’Highland Park, a expliqué la décision de mettre un terme à la distribution de l’album.

« Ces citations ne correspondent pas à notre mission et à nos valeurs, et elles n’ont aucune place dans notre communauté d’apprentissage, a-t-elle dit. Nous travaillons activement pour éliminer tous les discours de haine de tous nos espaces d’apprentissage ».

Auparavant, des officiels du lycée du lycée Oak Parc et River Forest avaient cessé la distribution des albums de fin d’année alors qu’il était apparu que 18 photos montraient des élèves en train de faire un geste de la main couramment associé aux suprémacistes blancs. Joylynn Pruitt-Adams, la principale de l’établissement, a envoyé un email aux élèves et aux parents le 17 mai en expliquant que le symbole de la main, un signe OK renversé – « a plusieurs significations », mais qu’il a « été récemment associé avec le nationalisme blanc ».

Pruitt-Adams a déclaré qu’elle n’avait pas d’autre choix que d’arrêter la distribution des albums.

« Peu importe l’intention d’origine, l’impact potentiel négatif de ce geste nous a conduit à décider que nous ne pouvions pas distribuer l’album tel quel », a-t-elle dit.

Le lycée a finalement décidé de réimprimer les albums sans les photographies avec le symbole de la main pour un coût de 53 000 dollars.

Le représentant républicain de l’Alabama Mo Brooks lit un passage de « Mein Kampf » au Congrès, le 25 mars 2019 (Crédit : capture écran/YouTube)

Les deux incidents font écho à une polémique similaire qui a eu lieu l’année dernière au lycée Andover dans le Massachusetts, quand un lycéen a repris la même citation attribuée à Goebbels. A Andover, des officiels du lycée ont arrêté de vendre les albums après les inquiétudes soulevées par la citation et l’établissement s’est excusé pour avoir inclus la citation.

Plus tôt cette année l’élu républicain de l’Alabama a fait référence au concept nazi d' »énorme mensonge » lors d’un discours prononcé à la Chambre américaine des Représentants. Dans ce cas, Mo Brooks ne défendait pas le concept. Il faisait une comparaison critique des Démocrates et des médias vis-à-vis des nazis qui utilisaient la propagande pour déformer la perception du public.

Un journaliste du Chicago Tribune a fortement critiqué les élèves qui ont inclus les citations, mais il a dit qu’il était prêt à leur accorder le bénéfice du doute.

« Faire passer des blagues dans l’album de fin d’année est une tradition de longue date parmi les élèves de terminale qui essaient seulement d’être amusants, a écrit Randy Blaser. C’est peut-être stupide, mais cela n’annonce pas forcément une haine cachée ou des attaques racistes ».

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