Des milliers de femmes à la Slutwalk de Tel Aviv contre les violences sexuelles
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Des milliers de femmes à la Slutwalk de Tel Aviv contre les violences sexuelles

Les manifestantes ont mis en exergue le "victim blaming" dans les crimes sexuels, et ont brandi des posters de hautes-personnalités condamnées pour agression sexuelle

Des Israéliennes participent à la SlutWalk annuelle dans le centre de Tel Aviv, le 4 mai 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des Israéliennes participent à la SlutWalk annuelle dans le centre de Tel Aviv, le 4 mai 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Plusieurs milliers de manifestantes ont défilé à travers le centre de Tel Aviv vendredi lors de la SlutWalk annuelle organisée pour attirer l’attention sur les droits des femmes en Israël et le harcèlement sexuel largement présent.

La marche de cette année, qui est la 7ème édition de la SlutWalk en Israël, s’est focalisée sur le « victim blaming » – lorsque la responsabilité de l’acte commis est attribuée à la victime plutôt qu’à son agresseur – dans les affaires de viol, d’agression sexuelle et d’abus.

La foule, constituée d’une majorité de femmes, un grand nombre d’entre elles ne portant qu’un soutien-gorge ou un haut de bikini, a brandi des panneaux avec des slogans tels que « vous n’êtes pas coupable », « faites l’amour, pas le viol » et « un string n’est pas une invitation au viol ».

D’autres ont levé des affiches avec des photos de hautes personnalités israéliennes condamnées pour abus sexuels avec le slogan « nous ne pardonnerons pas et nous n’oublierons pas ».

Des Israéliens participent à la SlutWalk annuelle dans le centre de Tel Aviv, le 4 mai 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un grand nombre de manifestantes avaient écrit sur leur corps le mot hébreu pour « p…e », ou des phrases comme « non c’est non ».

Les SlutWalks, qui sont organisées à l’international, ont pour objectif de mettre en lumière les choix des femmes.

Des Israéliennes participent à la SlutWalk annuelle dans le centre de Tel Aviv, le 4 mai 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Ces manifestations ont commencé à Toronto, au Canada, au mois d’avril 2011, en réponse à une suggestion faite par un policier que « les femmes doivent s’abstenir de s’habiller comme des p…es » pour éviter d’être violées.

Depuis, ces marches ont eu lieu dans les villes du monde entier et ont élargi leur portée pour inclure des protestations contre tous les types d’agression sexuelle et de harcèlement, ainsi que contre la prévalence du « victim blaming ».

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