Des parents crient leur colère dans la rue face aux images d’abus à la crèche
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Des parents crient leur colère dans la rue face aux images d’abus à la crèche

Des parents bloquent la circulation après que les caméras de sécurité du jardin d'enfants Tuli à Ramle enregistrent plus de 200 actes violents sur des enfants de moins de 3 ans

Des parents d’enfants de moins de 3 ans et d'autres manifestants bloquent une route pour protester contre la directrice et les employés d'une garderie de Ramle, soupçonnés d'avoir maltraité des enfants, à Tel Aviv, le 12 août 2020 (Autorisation : Miriam Alster / Flash90)
Des parents d’enfants de moins de 3 ans et d'autres manifestants bloquent une route pour protester contre la directrice et les employés d'une garderie de Ramle, soupçonnés d'avoir maltraité des enfants, à Tel Aviv, le 12 août 2020 (Autorisation : Miriam Alster / Flash90)

Des dizaines de personnes ont bloqué la circulation à Tel Aviv mercredi soir pour protester contre les abus commis dans un jardin d’enfants de Ramle, après l’apparition d’images choquantes de violence sur les enfants.

Les manifestants exigent des peines sévères pour les employés du jardin d’enfants de Tuli, criant « Perpétuité » et « Debout, juges, les enfants valent mieux que ça ! ». Ils ont également appelé à une plus grande surveillance des crèches et jardins d’enfants pour empêcher les abus.

Les manifestants en colère, qui comptaient des parents d’enfants victimes de violences à Ramle, ont brièvement perturbé la circulation au carrefour Azrieli, avant que la police ne disperse la foule.

Le rassemblement s’est déroulé quelques heures après qu’un tribunal a autorisé la publication des vidéos de caméras de sécurité du jardin d’enfants, qui montrent plus de 200 cas de violence contre les 20 enfants, tous âgés de moins de trois ans.

On peut y voir des employés qui frappent des enfants, âgés de 3 mois à 3 ans, les bousculent, leur donnent des coups de pied, jettent des objets sur leur tête, et les aspergent de liquides non identifiés à l’aide d’un aérosol, sous les yeux des autres membres du personnel.

Des parents d’enfants de moins de 3 ans et d’autres manifestants bloquent une route pour protester contre la directrice et les employés d’une garderie de Ramle, soupçonnés d’avoir maltraité des enfants, à Tel Aviv, le 12 août 2020 (Autorisation : Miriam Alster / Flash90)

Des chaînes de télévision ont enregistré les réactions des parents concernés lorsqu’ils ont regardé les images pour la première fois ; beaucoup se sont mis à crier et pleurer.

La police a arrêté la propriétaire du jardin d’enfants et sept membres du personnel en début de semaine.

https://youtu.be/6hArUvE1lpk

La propriétaire, présentée par les médias en hébreu comme Lital Barsi, avait déjà été soupçonnée d’avoir violer les lois de surveillance des garderies. Lundi, elle a été placée en détention provisoire pendant quatre jours par le tribunal d’instance de Rishon Lezion, sur la base des vidéos qui semblent montrer qu’elle était présente lors de certains abus.

Son arrestation est intervenue après des jours de protestations des parents d’enfants de la garderie, qui affirment qu’elle a été traitée avec indulgence en raison d’un accord de coopération avec la police.

Les assistants devraient également être inculpés pour abus, selon des rapports publiés mercredi.

L’une des assistantes, Claudine Meir, libérée mercredi et placée en résidence surveillée, a nié avoir participé, ni même avoir été au courant des abus présumés.

« Je suis totalement innocente », a-t-elle déclaré au site d’information Ynet. « Maltraiter un enfant, c’est une limite à ne pas franchir. J’ai un fils et j’essaie d’avoir des enfants depuis des années. Je ne ferais jamais une chose pareille. J’aime ces enfants comme j’aime mon propre enfant. »

Pendant les interrogatoires, certains assistants ont admis aux enquêteurs qu’ils avaient peut-être fait preuve d’« insensibilité », mais ont soutenu qu’ils n’avaient jamais eu l’intention de nuire aux enfants, a rapporté la chaîne publique Kan.

Il y a eu plusieurs cas très médiatisés où du personnel de garderies privées a été filmé en train de maltraiter des enfants, qui ont fait scandale et suscité la colère publique.

Des parents d’enfants de moins de 3 ans et d’autres manifestants bloquent une route pour protester contre la directrice et les employés d’une garderie de Ramle, soupçonnés d’avoir maltraité des enfants, à Tel Aviv, le 12 août 2020 (Autorisation : Miriam Alster / Flash90)

L’année dernière, des images choquantes, de la propriétaire d’une garderie, Carmel Mauda, et ses employés maltraitant des enfants dès l’âge de 3 mois, avaient provoqué de grandes manifestations. Un pyromane a également mis le feu au bâtiment abritant la garderie et la maison de Mauda à Rosh Ha’ayin.

L’année dernière également, une employée de garderie a été condamné à 17 ans de prison pour avoir étouffé à mort une fillette de 18 mois dont elle avait la garde.

Un projet de loi exigeant que toutes les garderies et crèches disposent de caméras de sécurité avait été débattu et retardé pendant des années avant d’être finalement adopté par la Knesset en décembre dernier. Cette nouvelle loi impose à toutes les garderies, crèches, et centres de rééducation, dès septembre 2020, d’installer des caméras de sécurité, à moins que 70 % des parents ne s’y opposent.

Toutes les activités à l’intérieur des établissements et dans les cours de récréation seront enregistrées, sans le son, sur des systèmes en circuit fermé. Les images ne seront consultées qu’en cas de soupçon des autorités qu’une infraction a été commise. Une utilisation inappropriée des images entraînera une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

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