Des tirs essuyés par des soldats depuis Gaza, l’armée réplique contre des postes du Hamas
Rechercher

Des tirs essuyés par des soldats depuis Gaza, l’armée réplique contre des postes du Hamas

Aucun blessé côté israélien ; trois combattants du groupe terroriste seraient blessés

Des soldats israéliens le long de la frontière avec la bande de Gaza, près du kibboutz Nahal Oz, le 4 mai 2016. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Des soldats israéliens le long de la frontière avec la bande de Gaza, près du kibboutz Nahal Oz, le 4 mai 2016. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Des coups de feu ont été tirés depuis le nord de la bande de Gaza contre les troupes de l’armée israélienne de l’autre côté de la frontière, a annoncé l’armée dimanche matin. Il n’y a aucun blessé côté israélien.

Les troupes israéliennes ont retrouvé l’une des balles près de leur position.

Trois combattants du Hamas auraient été blessés quand l’armée israélienne a répliqué avec des tirs de chars qui ciblaient un poste du Hamas, selon des informations préliminaires palestiniennes.

Les tensions le long de la frontière se sont enflammées le 22 août dernier, quand une roquette tirée depuis la bande de Gaza a atterri à Sdérot, dans le sud d’Israël, et a entraîné des représailles de l’armée israélienne contre 50 installations que l’armée a caractérisé « d’atouts stratégiques cruciaux du Hamas en utilisant infanterie et aviation.

Des policiers inspectent une roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a atterri dans Sderot, au sud d'Israël, le 21 août 2016. (Crédit : police israélienne)
Des policiers inspectent une roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a atterri dans Sderot, au sud d’Israël, le 21 août 2016. (Crédit : police israélienne)

Le Hamas avait rapidement affirmé que la réponse était une tentative d’Israël pour modifier le statu quo dans la bande de Gaza, et Israël avait confirmé.

« Vous ne pouvez pas attendre de l’Etat d’Israël qu’il autorise [le Hamas] à se réarmer, à voler de l’argent des habitants de la bande de Gaza. Ils lèvent des impôts et ne construisent pas des bâtiments, mais des tunnels », avait déclaré le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, le lendemain sur une base militaire de Galilée.

Les sources de sécurité palestiniennes à Gaza avaient annoncé que plusieurs cibles du nord de la bande de Gaza avaient été touchées par les tirs israéliens. Israël avait notamment frappé une base de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, près de Beit Lahiya, selon des témoins. Des sources sanitaires et sécuritaires palestiniennes avaient déclaré qu’entre deux et cinq personnes avaient été légèrement blessées.

Les responsables du Hamas avaient dénoncé le bombardement israélien, mais n’avaient pas indiqué qu’ils comptaient répliquer immédiatement.

Deux jours après cet échange, les forces navales israéliennes patrouillant au large de la bande de Gaza avaient essuyé des tirs venus de la côte après avoir blessé un suspect palestinien pendant une arrestation en mer.

Il n’y avait eu aucun blessé israélien.

L’armée avait annoncé que l’incident avait eu lieu quand les forces maritimes ont identifié un bateau palestinien qui s’éloignait des zones de pêches autorisées au nord de la bande de Gaza.

« Les forces israéliennes ont appelé le navire à s’arrêter, et ont lancé des tirs de sommation en l’air, a déclaré une porte-parole de l’armée. En raison de l’avance [du bateau] qui continuait, les forces ont tiré en direction du navire pour stopper son avancée, en blessant un suspect. »

Le suspect avait été arrêté et emmené à Ashdod pour être soigné et interrogé. Son bateau avait été autorisé à rentrer à Gaza.

Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis 2007, par crainte de la contrebande d’armes du Hamas, et interdit la pêche au-delà de neuf miles nautiques (16 km) de la côte. Les bateaux dépassant cette limite peuvent être considérés comme suspects, et peuvent être la cible de tirs en tant que potentiels contrebandiers d’armes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...