Détroit d’Ormuz : Le ministre américain de l’Énergie annonce l’escorte d’un pétrolier puis supprime le message
Depuis le 2 mars, plus d'une vingtaine de navires commerciaux ont été détectés en franchissant le détroit, après de premières attaques visant des navires, parmi lesquels 9 pétroliers et 2 navires-citernes destinés au transport de GNL
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Mardi, le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a supprimé une vidéo dans laquelle il annonçait que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit d’Ormuz, et ce, quelques minutes après sa publication.
Sollicité par l’AFP pour connaître les raisons de cette suppression, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.
« La Marine américaine a escorté avec succès un pétrolier traversant le détroit d’Ormuz afin de garantir l’afflux continu de pétrole vers les marchés mondiaux », déclarait Wright dans le texte accompagnant la vidéo publiée sur son compte X, qui a ensuite été supprimée.
« Nous avions annoncé que nous nous assurerions que les pétroliers puissent passer ; un gros pétrolier l’a fait il y a environ 36 heures, et je pense que nous en verrons d’autres », a-t-il ajouté dans la vidéo.
Il s’agissait d’un extrait d’un sujet diffusé par une chaîne de télévision locale.
L’annonce de Wright a aussitôt rassuré les marchés : déjà orientés à la baisse depuis le début de la séance, les cours du pétrole ont creusé leurs pertes dans la foulée, le baril de Brent de la mer du Nord comme le West Texas Intermediate chutant de plus de 15 %.
La suppression du message n’a pas relancé les inquiétudes sur les marchés pour l’heure.
En réponse aux frappes américano-israéliennes visant le pays depuis une dizaine de jours, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, cherche à bloquer le trafic dans le détroit d’Ormuz, l’un des corridors commerciaux les plus stratégiques au monde.
Environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz fossile liquéfié (GNL) transitent par ce détroit, coincé entre le sultanat d’Oman et l’Iran.
Depuis lundi dernier, plus d’une vingtaine de navires commerciaux ont été détectés en franchissant le détroit, après de premières attaques visant des navires, selon une analyse de l’AFP des données de MarineTraffic, parmi lesquels neuf pétroliers et deux navires-citernes destinés au transport de GNL.
Le président américain, Donald Trump, a menacé de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran « prenait le monde en otage » en bloquant l’acheminement de pétrole.
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