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Deux danseurs reviennent pour un temps à Batsheva en tant que chorégraphes

Le couple formé par Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, forgé au sein de la célèbre troupe de danse de Tel Aviv, est de retour

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Des danseurs de Batsheva dans 'Purple Fugue', sur une chorégraphie de Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, jouée du 18 au 23 mars 2022 (Autorisation Ascaf)
Des danseurs de Batsheva dans 'Purple Fugue', sur une chorégraphie de Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, jouée du 18 au 23 mars 2022 (Autorisation Ascaf)

L’ancienne danseuse du groupe Batsheva, Bobbi Jene Smith, a toujours été une énigme.

Aujourd’hui âgée de 40 ans, elle a grandi dans l’Iowa et fréquenté la Julliard School avant de rejoindre la troupe de la Batsheva Dance Company. Elle a également été un temps la compagne de l’énigmatique chorégraphe Ohad Naharin.

Elle s’est ensuite associée à un autre danseur de Batsheva, Or Schraiber, de dix ans son cadet, avant de s’envoler à deux pour New York. Aujourd’hui, ils reviennent au sein de Batsheva avec leur propre chorégraphie, créée pour leur ancienne troupe.

Et cette fois, ils sont accompagnés de leur fille, en bas âge.

Leur chorégraphie, intitulée « Purple Fugue » – programmée du 18 au 23 mars avec Batsheva – est au cœur de leur activité depuis plus d’un an, ont déclaré Schraiber et Smith dans un échange de courriels.

La danse et le théâtre, de même qu’une certaine nudité, se mêlent dans « Purple Fugue », pendant une heure. La chorégraphie s’enrichit d’une collaboration avec les danseurs de Batsheva et le musicien Yonatan Dascal, compositeur de la musique de l’œuvre, qu’il interprétera en direct sur scène.

Des danseurs de Batsheva dans « Purple Fugue », sur une chorégraphie de Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, interprétée du 18 au 23 mars 2022 (Courtesy Ascaf)

Schraiber a déclaré qu’il n’avait jamais envisagé de revenir en qualité de chorégraphe. Il considère que ses sept années passées à Batsheva ont contribué à façonner sa perception de « l’esthétique de la réalité physique ».

Il en va de même pour Smith, qui estime que ses années Batsheva la façonnent, l’aident à grandir et gagner en maturité avec ses amis danseurs.

« Je me souviens de ce que c’était que d’être dans la troupe, alors de pouvoir me souvenir et être avec ces mêmes personnes aujourd’hui… c’est une façon de boucler la boucle », a-t-elle déclaré. « J’espère que cette œuvre est le reflet de certaines de ces rencontres. »

Smith et Schraiber ont été les personnages principaux du documentaire de 2017, « Bobbi Jene », retraçant son départ de Batsheva après dix ans de collaboration et le moment précis où elle a informé Naharin de sa décision.

C’est comme un rêve de revenir à Batsheva, un rêve dont il sera peut être difficile de se réveiller, a déclaré Schraiber.

« Cet endroit m’a manqué », a déclaré Smith.

« Revenir à l’endroit qui m’a façonnée en tant qu’artiste est vraiment un cadeau. L’énergie à Batsheva est absolument unique. C’est à la fois sauvage et tendre.»

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