Deux membres juifs du Congrès soutiennent Bloomberg après son débat raté
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Deux membres juifs du Congrès soutiennent Bloomberg après son débat raté

Les Démocrates Lowey et Gottheimer soutiennent le candidat milliardaire après sa défaite face à ses rivaux, indiquant un soutien toujours aussi fort au sein de l'appareil du parti

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le candidat démocrate à la présidence et ancien maire de New York, Mike Bloomberg, s'exprime lors d'un événement de campagne à Raleigh, en Caroline du Nord, le 13 février 2020. (AP Photo/Gerald Herbert)
Le candidat démocrate à la présidence et ancien maire de New York, Mike Bloomberg, s'exprime lors d'un événement de campagne à Raleigh, en Caroline du Nord, le 13 février 2020. (AP Photo/Gerald Herbert)

WASHINGTON – Deux éminents membres juifs démocrates du Congrès ont soutenu la candidature de Michael Bloomberg à la présidence jeudi, un jour après qu’il a pris une raclée lors de son premier débat pour les primaires démocrates.

Nita Lowey, ancienne députée de New York, qui préside la puissante commission des crédits de la Chambre, et Josh Gottheimer, membre du Congrès du New Jersey, ont annoncé jeudi leur soutien à l’ancien maire de New York. Ces appuis pourraient indiquer que Bloomberg maintient des liens étroits avec le parti malgré les attaques intenses de ses rivaux.

« Les démocrates ont besoin d’un candidat en tête de liste qui puisse gagner », a déclaré M. Gottheimer dans un communiqué. « Comme il l’a démontré en tant qu’entrepreneur et maire, Mike est un ‘résolveur’ de problèmes qui a fait ses preuves. Il n’a pas peur de dire ce qu’il pense, et sait que vous ne ferez jamais de progrès durables avec des tweets de terre brûlée, des attaques personnelles méchantes, ou une approche extrémiste tout ou rien du gouvernement ».

Bloomberg, un ancien républicain, est considéré comme un modéré et ses sondages ont augmenté alors que l’ancien vice-président Joe Biden, un autre candidat de premier plan, s’est effondré ces dernières semaines.

Lowey et Gottheimer sont tous deux connus comme des démocrates modérés. Dans une interview accordée au Times of Israel en novembre dernier, Lowey a déclaré qu’elle était encline à soutenir Biden mais qu’elle attendait de pouvoir le faire.

Le membre du Congrès californien Pete Aguilar a également soutenu l’homme d’affaires milliardaire jeudi.

Nita Lowey, démocrate de New York, présidente de la commission des crédits de la Chambre des représentants des États-Unis, prononce un discours d’ouverture avant d’entendre le secrétaire d’État Mike Pompeo témoigner devant la sous-commission des affaires étrangères et des programmes connexes sur la demande de budget 2020 de son ministère, le 27 mars 2019 à Washington. (Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

Tous trois ont une histoire et des liens avec Bloomberg. Le beau-frère de Gottheimer, Bradley Tusk, est le directeur de campagne du philanthrope. Et l’ancien chef de cabinet de Lowey, Howard Wolfson, est aujourd’hui l’un des principaux conseillers de sa campagne.

Bloomberg a actuellement un total de 15 appuis au Congrès, ce qui le place derrière Biden, qui a plus de trois fois ce chiffre.

Mercredi soir, les cinq rivaux démocrates de Bloomberg se sont jetés sur le bilan de l’ancien maire en matière de maintien de l’ordre, de protection des femmes et de soutien aux travailleurs.

Lors d’un débat à Las Vegas avant les caucus du Nevada samedi, plusieurs candidats l’ont attaqué 45 fois, selon le « Attack Tracker » de NBC News.

C’est plus de deux fois le nombre d’attaques contre Sanders, le deuxième candidat le plus attaqué.

Nombre de ces critiques portaient sur son soutien aux mesures de « stop-and-frisk » en tant que maire de la ville de New York qui ont eu un impact disproportionné sur les communautés de couleur et pour des propos prétendument sexistes, il a tenu des propos dégradants à l’égard des femmes qui travaillaient pour sa société.

« J’aimerais parler de ceux contre qui nous nous présentons », a déclaré la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren. « Un milliardaire qui décrit les femmes comme des ‘grosses’ et des ‘lesbiennes à face de cheval’, et non, je ne parle pas de Donald Trump. Je parle du maire Bloomberg ».

Plusieurs de ses concurrents ont demandé qu’il libère les femmes qui travaillaient pour lui des accords de non-divulgation interdisant aux deux parties de discuter de certaines informations.

« Aucune d’entre elles ne m’a accusé d’autre chose que de ne pas avoir aimé une blague que j’ai racontée », a déclaré Bloomberg à un moment donné. « Elles ont signé les accords, et c’est ce avec quoi nous allons vivre ».

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