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Ehud Barak : Le peuple doit réagir contre ce gouvernement aux « valeurs fascistes »

En référence à Netanyahu, l'ex-Premier ministre a déclaré que des accusés se sont associés à des "racistes" pour "détruire la démocratie" et a suggéré une révolte pacifiste

Illustration : L'ancien Premier ministre Ehud Barak s'exprimant lors d'une conférence de l'Institut Gazit, à Tel Aviv, le 5 novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90/Dossier)
Illustration : L'ancien Premier ministre Ehud Barak s'exprimant lors d'une conférence de l'Institut Gazit, à Tel Aviv, le 5 novembre 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90/Dossier)

L’ancien Premier ministre Ehud Barak a accusé vendredi le nouveau gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu d’œuvrer à la chute de la démocratie israélienne et a déclaré qu’il revêt « des valeurs fascistes ».

S’exprimant lors d’une cérémonie commémorative pour son successeur en tant que chef d’état-major de Tsahal, Amnon Lipkin-Shahak, décédé en 2012, Barak a déclaré que si la Haute Cour de justice s’avère incapable de défendre Israël et sa démocratie contre la nouvelle coalition dite « de droite dure », les citoyens israéliens devront organiser « une révolte pacifiste » pour la faire tomber.

« En tant que personne qui connaissait bien Amnon [Lipkin-Shahak], je peux supposer ce qu’il dirait de ce gouvernement – qu’il a prêté serment légalement mais qu’il agit clairement de manière illégitime », a déclaré Barak, qui était devenu Premier ministre en battant Netanyahu en 1999 et qui était ensuite devenu ministre de la Défense dans le gouvernement de ce dernier.

« Ce gouvernement est en train de réaliser, sous nos yeux, un coup d’État en Israël, par son racisme, sa corruption, sa neutralisation du système judiciaire, la politisation de la police et l’affaiblissement de la chaîne de commandement de Tsahal », a déclaré Barak.

« Ceux qui cherchent à s’extraire de procès criminels se sont alliés à des messianiques racistes qui déforment le judaïsme, le sionisme et l’Humanité », a-t-il déclaré dans une référence apparente à Netanyahu, qui fait actuellement face à des accusations de corruption.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

« Unis, ils sont en train de faire tomber la démocratie. »

Barak s’est exprimé après que le président Isaac Herzog, lors du même événement, a exhorté les Israéliens à ne pas conclure que le pays était condamné et à montrer plus de foi dans la résilience de la démocratie israélienne.

Le président Isaac Herzog s’exprimant lors d’une cérémonie à la mémoire de l’ancien chef d’état-major de Tsahal, Amnon Lipkin-Shahak, le 30 décembre 2022. (Autorisation)

Barak s’est montré beaucoup plus critique à l’égard de la nouvelle coalition, qui regroupe le Likud de Netanyahu, deux partis ultra-orthodoxes et trois partis d’extrême-droite, qui ont tous déclaré vouloir réduire considérablement la capacité de la Haute Cour à servir de frein aux décisions du gouvernement et aux lois de la Knesset.

Les accords de coalition, qui ne sont pas juridiquement contraignants, prévoient également une législation qui permettrait la discrimination à l’encontre de la communauté LGBTQ et d’autres Israéliens pour des raisons de « foi religieuse », ainsi que l’annexion de la Cisjordanie sans que les Palestiniens ne bénéficient des mêmes droits.

« Ce gouvernement porte les signes du fascisme », a accusé Barak, mais « il existe un moyen de sortir de l’obscurité ».

Benjamin Netanyahu tenant sa première réunion de cabinet depuis son retour en tant que Premier ministre, quelques heures après la prestation de serment de sa coalition, au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Crédit : Ohad Zwigenberg/POOL)

« On ne sait pas exactement combien de temps cela prendra et quels dégâts seront causés, mais Israël sortira du tunnel bien vivant et en pleine forme », a-t-il déclaré.

« Nous ne sommes pas encore la Hongrie ou la Pologne », a-t-il ajouté, prédisant que l’énergie des Israéliens et leur insistance sur les libertés et l’égalité feraient tomber le gouvernement et « le libéreraient de ses turpitudes pour des générations ».

Le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Ehud Barak, lors d’une conférence de presse au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 21 novembre 2012. (Crédit :Miriam Alster/Flash90/Dossier)

« Si la Haute Cour n’est pas en mesure de le contrecarrer, la responsabilité reviendrait au peuple », a-t-il dit, suggérant une « révolte pacifiste » des citoyens.

« Si nécessaire, un million de citoyens israéliens descendront dans la rue et le gouvernement tombera. »

« Si Amnon était vivant, il aurait défilé avec eux, peut-être même en tête, et s’il le pouvait, il nous appellerait tous à faire de même », a conclu Barak.

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