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Erdan: « Abbas utilise l’ONU comme une plate-forme pour inciter à la haine contre Israël »

"Dans une diatribe remplie de mensonges complètement détachée de la réalité, il a encore prouvé son inutilité absolue", a délaré l'envoyé israélien

L'ambassadeur israélien aux Nations Unies Gilad Erdan s'adresse au Conseil de sécurité le 19 octobre 2021. (Crédit : Autorisation)
L'ambassadeur israélien aux Nations Unies Gilad Erdan s'adresse au Conseil de sécurité le 19 octobre 2021. (Crédit : Autorisation)

« Le président Abbas utilise l’ONU comme une plate-forme pour inciter à la haine contre Israël, tout en glorifiant les terroristes qu’il finance lui-même. Dans une diatribe remplie de mensonges complètement détachée de la réalité, il a encore prouvé son inutilité absolue. La campagne des Palestiniens pour obtenir un statut de membre à part entière injustifié à l’ONU est vouée à l’échec, » a déclaré dans un communiqué publié vendredi soir, l’ambassadeur israélien à l’ONU.

« Les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité sont bien conscients que les Palestiniens ont rejeté tous les plans de paix présentés, qu’ils financent des terroristes et que l’Autorité palestinienne n’a même pas la souveraineté sur ses propres territoires, qui sont contrôlés par des groupes terroristes. Leur campagne unilatérale pour forcer l’adhésion à part entière ne passera pas au Conseil de sécurité, » a-t-il ajouté.

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a accusé vendredi à la tribune de l’ONU Israël de ne pas « croire à la paix » et de mettre à mal la solution à deux Etats, alors que la veille le Premier ministre israélien Yair Lapid avait insisté sur le fait qu’il était prêt « demain matin » à une solution à deux États, à condition « que ce futur État palestinien soit pacifique. Qu’il ne devienne pas une autre base terroriste », comme la bande de Gaza.

S’exprimant devant l’Assemblée générale de l’ONU pendant plus de 45 minutes, le Palestinien de 87 ans a estimé qu’Israël met à mal « de façon préméditée et délibérée la solution à deux Etats » et agit en « toute impunité » dans les territoires palestiniens.

Mahmoud Abbas s’exprime devant la 77e assemblée générale des Nations unies (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Cela prouve sans équivoque qu’Israël ne croit pas à la paix. Il veut imposer le statu quo par la force et l’agression. Nous n’avons donc plus de partenaire israélien à qui parler », a-t-il affirmé.

Il a déclaré qu’Israël mène « une campagne de colonisation » dans les territoires palestiniens et laisse une « totale liberté » à son armée de tuer ou d’user excessivement de la force contre les Palestiniens.

« Voici la vérité: c’est un régime d’apartheid », a-t-il dit en exigeant qu’Israël rende des comptes pour « ses massacres » et accusant la communauté internationale de « protéger » l’Etat hébreu.

Le dirigeant de l’AP a encore réitéré son appel à ce qu’Israël soit traduit devant la Cour pénale internationale.

La veille, à la même tribune, Lapid avait affirmé qu' »une grande majorité d’Israéliens soutiennent cette vision de la solution à deux Etats et je suis l’un d’eux. Nous n’avons qu’une condition : qu’un futur Etat palestinien soit pacifique ».

Dans son discours mercredi à l’ONU, le président américain Joe Biden avait lui aussi réitéré son soutien à la création d’un Etat palestinien puis salué le discours « courageux » de Lapid.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont au point mort depuis 2014.

Les Palestiniens avaient fait savoir jeudi que toute décision de la Grande-Bretagne de « revoir l’emplacement actuel » de leur ambassade en Israël constituerait une « violation flagrante du droit international ».

La Première ministre britannique Liz Truss, qui était à New York pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU, a fait part mercredi à Lapid de son intention de « revoir l’emplacement actuel de l’ambassade britannique en Israël », a déclaré Downing Street dans un communiqué publié à Londres.

Le Premier ministre Yair Lapid, à droite, avec la Première ministre britannique Liz Truss, à gauche, à New York, le 21 septembre 2022. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Une telle décision emboîterait le pas à la décision prise en 2018 par l’ancien président américain Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

M. Trump avait reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël suscitant ainsi l’ire des Palestiniens qui aspirent à faire de la partie orientale de la ville la capitale de leur futur Etat.

« Je remercie ma bonne amie, la Première ministre britannique Liz Truss, qui a annoncé qu’elle envisage favorablement le déménagement de l’ambassade de Grande-Bretagne à Jérusalem », a tweeté jeudi M. Lapid.

Cet éventuel transfert a suscité un vif mécontentement du côté palestinien.

Husam Zomlot (Crédit : Capture d’écran YouTube)

« Il est extrêmement regrettable que la Première ministre Truss, lors de sa première apparition à l’ONU, s’engage à violer potentiellement le droit international en promettant une ‘révision’ de l’emplacement de l’ambassade britannique en Israël », a déclaré jeudi l’ambassadeur palestinien auprès de la Grande-Bretagne, Hossam Zomlot, sur Twitter.

« Tout déménagement d’ambassade constituerait une violation flagrante du droit international », a ajouté le diplomate palestinien.

M. Zomlot a ajouté que « cela saperait la solution à deux Etats et enflammerait une situation déjà instable à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés (…) Une telle promesse est immorale, illégale et irresponsable! ».

La grande majorité des pays s’abstiennent de déplacer leurs ambassades à Jérusalem.

Le président américain Joe Biden a renouvelé l’appel de longue date de Washington en faveur d’une solution à deux Etats, sans toutefois revenir sur la décision controversée de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

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