Erdan laisserait entendre que l’incident d’Umm al-Hiran n’était pas un attentat
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Erdan laisserait entendre que l’incident d’Umm al-Hiran n’était pas un attentat

Les circonstances de l'incident dans lequel un policier israélien et un résident du village bédouin sont morts, font toujours l'objet d'une enquête

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan pendant une conférence sur le renforcement de la relation entre le peuple juif et le mont du Temple, à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan pendant une conférence sur le renforcement de la relation entre le peuple juif et le mont du Temple, à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a semblé revenir sur son accusation concernant l’incident qui s’est produit dans un village bédouin, durant lequel un policier et un résident avaient trouvé la mort.

« Un difficile et regrettable incident s’est produit il y a quelques semaines à Umm al-Hiran », a-t-il dit durant un évènement de la police à Beer Sheva, selon Haaretz.

« Nous ne devons laisser personne prendre cet incident local, durant lequel, tristement, un agent de police et un citoyen ont été tués, et le projeter sur les relations qu’entretiennent la population bédouine et la police israélienne. »

L’incident évoqué dépeint l’évènement qui a eu lieu le matin du 18 janvier, quand la police est venue évacuer les résidents du village bédouin d’Umm al-Hiran afin de laisser place à une nouvelle ville.

Alors que les policiers s’approchaient du village, Yaqoub Mousa Abu Al-Qia’an, 47 ans, enseignant et père de 12 enfants, a mis ses affaires dans son véhicule et a quitté sa maison. Il a dit à son entourage qu’il ne voulait pas être témoin de sa démolition. Peu après, le véhicule a heurté un groupe de policiers et le sergent Erez Levi, père de deux enfants et originaire de Yavneh, a été tué. Abu Al-Qia’an a été tué par des tirs de la police.

La police avait d’abord affirmé qu’Abu A-Qia’an était un terroriste et l’avait accusé d’être inspiré du groupe État islamique. Ils ont déclaré qu’il a été tué après avoir accéléré en direction des agents de police.

Erez Levi, policier de 34 ans, a été tué dans une attaque à la voiture bélier présumée dans le village bédouin d'Umm al-Hiran, dans le désert du Néguev, le 18 janvier 2017. (Crédit : police israélienne)
Erez Levi, policier de 34 ans, a été tué dans une attaque à la voiture bélier présumée dans le village bédouin d’Umm al-Hiran, dans le désert du Néguev, le 18 janvier 2017. (Crédit : police israélienne)

Mais les enregistrements vidéo qui ont surgi dans les heures qui ont suivi l’incident ont montré que les policiers ont tiré avant qu’Abu Al-Qia’an n’accélère, et, que contrairement aux propos tenus par la police, les phares étaient allumés.

Pendant des semaines, Erdan a soutenu qu’Abu Al-Qia’an était un terroriste.

Mais aujourd’hui, il semblait en être moins sûr.

Yaqoub Mousa Abu al-Qian (Crédit : autorisation)
Yaqoub Mousa Abu al-Qian (Crédit : autorisation)

« Nous devrons tirer des conclusions une fois que nous aurons déterminé exactement ce qui s’est passé et que le Département des Affaires internes de la police [au ministère de la Justice] termine son enquête », a-t-il dit, selon Haaretz.

« Nous continuerons à travailler sur cette relation » entre la police et les bédouins, « pour renforcer la police et les organes d’application de la loi contre les criminels qui blessent, plus que n’importe quoi, la communauté bédouine avec laquelle nous souhaitons continuer à coexister pacifiquement dans le Néguev ».

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