« Explosion » des crimes antisémites et anti-israéliens en Allemagne
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« Explosion » des crimes antisémites et anti-israéliens en Allemagne

Cette hausse spectaculaire peut être attribuée à des personnes d’origine musulmane ou arabe, selon un député allemand

Le député écologiste Volker Beck (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le député écologiste Volker Beck (Crédit : Capture d'écran YouTube)

BERLIN – Une augmentation exponentielle des crimes anti-juifs en Allemagne, commis par des étrangers et des immigrés en 2014, souligne le besoin urgent d’agir, a affirmé un homme politique allemand.

Le gouvernement devrait soutenir les groupes arabes et musulmans engagés dans l’éducation contre l’antisémitisme et l’antisionisme, a soutenu un député écologiste, Volker Beck, dans un communiqué qui a fait suite à la publication de ces statistiques qui démontrent une nette augmentation des crimes antisémites et anti-israéliens ces dernières années.

Réagissant à la requête officielle de Beck, le gouvernement a annoncé la semaine dernière que les crimes relevant de la catégorie du  « conflit israélo-palestinien » ont augmenté et sont passés de 41 en 2013 à 575 en 2014. Parmi ces 575 crimes, 331 étaient des « crimes politiques commis par des étrangers », et 91 étaient des crimes violents ; l’année précédente, il n’y avait pas eu de crimes violents enregistrés dans cette catégorie.

Dans un communiqué, Beck a noté que, bien que la plupart des crimes antisémites puissent être attribués à des extrémistes de droite, « l’explosion effrayante » de l’an dernier des crimes anti-israéliens et l’augmentation des crimes antisémites après le conflit de Gaza de l’été 2014 ont été en partie attribués aux auteurs d’origine musulmane ou arabe.

Les responsables politiques « ne doivent pas fermer les yeux sur cette constatation », a insisté Beck, ajoutant que les associations musulmanes et d’immigrés allemands portent la responsabilité de la résolution de ce problème et méritent l’aide du gouvernement fédéral pour pouvoir agir.

Deidre Berger, le directeur du bureau de Berlin de l’American Jewish Committee (AJC), a déclaré au quotidien Tagesspiegel que les statistiques n’incluent même pas un certain nombre d’incidents, tels que « l’hostilité exprimée dans les rues, les cours d’école et les terrains de sport. Le seuil de tolérance pour les discours de haine antisémite et les attaques violentes est en baisse », a-t-elle expliqué.

Tous les crimes anti-israéliens ne sont pas classés comme étant antisémites. Mais dans une affaire judiciaire récente à Essen, les juges ont confirmé la condamnation d’un agitateur anti-israélien pour incitation à la haine. Cette affaire est considérée comme une étape importante par des observateurs pro-israéliens.

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