Face à la rivalité Arabie saoudite/Émirats, Israël pourrait être impacté
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Face à la rivalité Arabie saoudite/Émirats, Israël pourrait être impacté

Alors que la concurrence fait rage dans le Golfe, Ryad pourrait chercher à freiner les ambitions d'Abou Dhabi en ciblant son nouveau partenaire commercial - Israël

Lazar Berman

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, à gauche, assiste à une cérémonie avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, à Qasr Al Watan à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, sur cette photo publiée par le ministère des Affaires présidentielles le 27 novembre 2019. (Crédit : Mohamed Al Hammadi/Ministère des Affaires Présidentielles via AP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, à gauche, assiste à une cérémonie avec le prince héritier d'Abou Dhabi, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, à Qasr Al Watan à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, sur cette photo publiée par le ministère des Affaires présidentielles le 27 novembre 2019. (Crédit : Mohamed Al Hammadi/Ministère des Affaires Présidentielles via AP)

À la surprise d’un grand nombre d’observateurs, l’Arabie saoudite a semblé prendre pour cible Israël, la semaine dernière, quand elle a spécifiquement mentionné l’État juif en annonçant de nouvelles politiques d’abattement fiscal.

Lundi dernier, Ryad a amendé ses importations depuis les autres pays du Conseil de manière à ne plus avantager au niveau fiscal les produits fabriqués dans des zones franches. Ceux qui « ont compris une contribution israélienne » n’auront plus droit à des réductions fiscales préférentielles.

Plutôt qu’une démonstration de nouvelle hostilité à l’égard d’Israël, l’initiative saoudienne entre en fait dans le cadre d’une concurrence avec les Émirats arabes unis qui ne cesse de prendre de l’ampleur, à la poursuite du titre convoité de moteur régional.

Si Israël n’est pas directement impliqué dans cette rivalité, il y a une possibilité que l’État juif puisse se retrouver, à son corps défendant, plongé dans la mêlée alors que les deux pays luttent actuellement pour asseoir leur domination économique et politique dans la région du Golfe.

Dans la mesure où Jérusalem et Abou Dhabi sont dorénavant ouvertement des alliés, Israël pourrait ressentir l’onde de choc de cette bataille qui se joue dans le Golfe par le biais de ses liens avec les Émirats. Les Émirats arabes unis considèrent leur relation de camaraderie avec Israël comme un potentiel moteur de croissance économique qui permettra aussi d’étendre son influence politique, tandis que les Saoudiens ont un intérêt économique, dorénavant, soit à rejoindre les réjouissances – ce qu’ils se sont refusés à faire jusqu’à présent et ce qu’ils semblent plus largement rechigner à faire pour le moment – ou à endosser très précisément le rôle de trouble-fête.

« Ils tentent de punir les Émiratis pour les Accords d’Abraham », explique Brandon Friedman, directeur de recherche au centre Moshe Dayan de l’université de Tel Aviv, « ce qui donne aux EAU un avantage économique et un avantage politique également ».

Le dénouement

Si la querelle actuelle est principalement d’ordre économique, elle survient dans un contexte d’années entières de tensions croissantes – entraînées par les décalages de positionnement entre les deux protagonistes sur des dossiers diplomatiques et de sécurité.

Cela n’a pas toujours été le cas. Durant la dernière décennie, Saoudiens et Émiratis avaient semblé agir de concert, se coordonnant sur un certain nombre d’initiatives majeures, contrant les mouvements populistes inspirés par les printemps arabes, intervenant militairement au Yémen, boycottant le Qatar et introduisant des taxes sur les ventes dans tous les pays appartenant au Conseil de coopération du Golfe.

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi, (à droite), rencontre le prince héritier Mohammed ben Salmane au Caire, en Égypte, le 4 mars 2018. (Mohammed Samaha/Agence de presse d’Etat de l’Egypte, MENA via AP/File)

La même période avait été également marquée par la vive amitié qui s’était développée entre les princes héritiers des deux pays. Quand le roi saoudien Salman avait nommé Mohammed bin Salman — connu sous le surnom de MBS — au poste de ministre de la Défense en 2015 (il avait alors 28 ans) et qu’il en avait fait le prince héritier d’Arabie saoudite deux ans plus tard, Mohammed bin Zayed (ou MBZ), le prince héritier d’Abou Dhabi de deux ans son aîné, l’avait pris sous son aile et avait tenu un rôle proche de celui d’un mentor auprès de lui.

Mais malgré les apparences, cela fait longtemps qu’il y a des tensions dans cette alliance – des tensions que les deux parties, dans le passé, œuvraient dans toute la mesure du possible à garder sous silence. Ces derniers mois, ces difficultés sont parvenues à percer le voile de secret habituellement impénétrable qui entoure les familles royales et les décisionnaires du Golfe.

« Quelque chose est survenu au cours des dix ou vingt dernières années qui a amené les pays à se replier sur leurs propres objectifs nationaux et à moins travailler ensemble », déclare Moran Zaga, experte de la région du Golfe au Mitvim – Institut israélien des politiques étrangères régionales.

Elle remarque qu’un éloignement régional de la dépendance excessive au soutien militaire des États-Unis a donné l’avantage aux pays capables de peser autour d’eux, ce qui a donné aux Émirats arabes unis l’envie de tenter de sortir de l’ombre saoudienne.

« Ils n’ont plus le parapluie qu’ils avaient dans le passé concernant la Défense et le désir qu’ils nourrissent tous les deux est d’augmenter leur valeur relative dans la région », continue Zaga.

Les Égyptiens scandent des slogans anti-israéliens pendant un rassemblement anti-israélien organisé au Caire par les Frères musulmans. (Crédit : Khalil Hamra/AP)

Les frictions qui en ont résulté n’ont pas seulement affecté les relations économiques régionales mais également les agendas en termes de Défense – qui ne s’accordent pas toujours.

Pour les Saoudiens, les Iraniens représentent la principale menace en termes de sécurité tandis que les Émirats considèrent les Frères musulmans – et l’axe Turquie-Qatar qui les soutient – comme leur ennemi le plus redoutable.

« On peut bien constater cette différence », poursuit Friedman. « Tandis que les Émiratis sont très inquiets et conscients de tous les endroits où les Frères musulmans semblent relever la tête dans la région, les Saoudiens – qui considèrent très certainement les Frères musulmans comme une menace à l’intérieur de leur royaume – ont, je pense, une approche moins agressive de l’organisation hors des frontières saoudiennes ».

Tandis que les Saoudiens ont travaillé en étroite collaboration avec les États-Unis et Israël pour contrer l’Iran, les EAU conservent des canaux diplomatiques ouverts avec Téhéran. Il y a une relation commerciale riche liant Dubaï à la république islamique.

Les différences entre les deux approches ont été encore plus marquées et significatives en 2019, précise Joshua Krasna, expert du Moyen-Orient au sein du centre Moshe Dayan de l’université de Tel Aviv.

Il y a eu, cette année-là, un certain nombre d’attaques audacieuses qui ont été attribuées à l’Iran et à ses alliés régionaux.

Le pétrolier battant pavillon émirati A. Michel, l’un des quatre navires endommagés par ce que les officiels du Golfe ont qualifié d’attaque de « sabotage » au large de la côte des EAU, le 13 mai 2019. (Crédit : UAE National Media Council via AP)

Au mois de mai 2019, trois pétroliers et un navire commercial ont été touchés par des explosions au large de la côte des Émirats arabes unis. Au mois de septembre, des structures pétrolières saoudiennes ont été frappées par des drones, faisant baisser temporairement de moitié la production d’or noir dans le royaume.

Malgré sa rhétorique belliqueuse, l’administration Trump a fait le choix de ne pas intervenir militairement contre l’Iran, obligeant les deux parties à réexaminer leur posture sécuritaire.

Les EAU, une nation dont l’économie s’appuie sur le transport maritime, a alors réalisé que les États-Unis ne les protégeraient avec autant d’agressivité qu’ils auraient pu le souhaiter et ils ont décidé de prendre eux-mêmes en main la situation en apaisant les tensions avec Téhéran. Ainsi, les communiqués officiels du gouvernement qui ont suivi les attaques des pétroliers ont évité de nommer l’Iran, les médias ont gardé un silence relatif sur le rôle tenu dans ces explosions par la république islamique et les responsables émiratis ont commencé à s’entretenir avec Téhéran de sécurité maritime.

Le président américain Donald Trump (à gauche) et le prince héritier adjoint saoudien, et ministre saoudien de la Défense Mohammed ben Salmane, qui est devenu plus tard cette année-là le prince héritier d’Arabie saoudite, se serrant la main dans la salle à manger de la Maison Blanche à Washington, DC, le 14 mars 2017. (Crédit : NICHOLAS KAMM/AFP)

Les Saoudiens, pour leur part, se sont montrés initialement plus agressifs, et des informations ont laissé entendre qu’ils préparaient une riposte militaire contre l’Iran.

En 2019, l’alliance au Yémen s’est également dissoute. Les EAU ont alors annoncé qu’ils allaient retirer leurs soldats de la zone de guerre – une annonce qui a même peut-être pris leurs partenaires d’Arabie saoudite par surprise.

Cette initiative a été précipitée par des critiques croissantes, dans la communauté internationale, de la coalition dirigée par les Saoudiens – des critiques motivées par un bilan de morts civiles lourd et par une crise humanitaire aigüe au Yémen. Il y a eu aussi de nombreuses mises en cause de la présence émiratie dans le pays déchiré par la guerre au sein même des EAU qui ont influencé la décision prise par Abou Dhabi.

« Il n’y a pas de manifestations dans les rues », explique Zaga. « Le mécontentement s’exprime autrement. Dans des conversations privées, dans des articles de journaux, dans des posts écrits par des intellectuels qui s’interrogent : « Pourquoi nos soldats sont-ils tués sur un territoire étranger qui n’est pas notre ennemi, auquel nous n’avons pas déclaré la guerre ? ».

Des gens défilent avec des drapeaux du sud-Yémen, des EAU et de l’Arabie saoudite ainsi que des portraits du roi saoudien Salman bin Abdulaziz, au centre-gauche, du prince Prince Mohammed bin Salman, au centre à droite, du président des EAU Khalifa bin Zayed al-Nahyan (à gauche) et de son frère, le prince héritier d’Abu Dhabi Mohammed bin Zayed al-Nahyan (à droite) pensant un défilé à Aden, la seconde ville la plus grande du Yémen, le 5 septembre 2019. (Crédit : Saleh Al-OBEIDI/AFP)

Les Saoudiens, qui partagent une frontière avec le Yémen, sont beaucoup plus investis dans ce conflit et ils ne peuvent pas facilement s’en extraire. De plus, ils considèrent les rebelles Houthis comme une extension de l’Iran, leur ennemi juré, et ils sont donc très déterminés à assister à leur défaite.

Les EAU, de leur côté, sont plus impliqués dans la guerre civile libyenne, dans la mesure où elle est liée de façon plus directe à l’ascension des Frères musulmans. Au Yémen, Abou Dhabi soutient un mouvement séparatiste du sud du pays, en rupture avec les Saoudiens qui, pour leur part, appuient un gouvernement qui s’aligne sur les Frères musulmans à Sanaa – et ils ont sorti de leur liste noire du terrorisme le mouvement yéménite Islah, affilié aux Frères musulmans.

En Libye, les Émiratis ont soutenu de manière active le gouvernement de Khalifa Haftar contre le Gouvernement d’accord national qui est reconnu par l’ONU. Ce dernier est fermement soutenu par la Turquie et ils craignent qu’ils puisse être dominé, in fine, par les islamistes.

Des combattants d’un bataillon militaire loyal au général libyen Khalifa Hafta en patrouille dans les rues de Benghazi, dans l’est du pays, pendant l’état d’urgence mis en place dans la lutte contre le coronavirus, le 21 mars 2020. (Crédit : Abdullah DOMA / AFP)

Ce sont les EAU qui semblent être également derrière la décision du blocus contre le Qatar qui avait été prise par le Conseil de coopération du Golfe. Les Qataris et les Saoudiens avaient rapidement réparé leurs liens après le sommet d’Al-Ula qui avait été organisé au mois de janvier 2021 en Arabie saoudite, ce qui avait laissé croire à un grand nombre que cette mise à l’écart du Qatar avait été en grande partie décidé par les Émirats.

Les Émiratis – pas les Saoudiens – ont aussi demandé à bénéficier du statut d’observateur au EastMed Gas Forum, une initiative visant à contrer les ambitions turques en mer Méditerranée.

Une rivalité économique sans gagnant

La rivalité économique entre les deux partenaires d’antan continue également à s’intensifier.

« Une partie de la raison en est que les Saoudiens ont très publiquement repoussé le statut régional des EAU aux niveaux économique et politique », explique Friedman.

Photo d’illustration : Une personne non-identifiée marche sur une route déserte recouverte de sable, avec Dubaï à l’horizon. Dubaï, Émirats arabes unis. (Crédit : iStock)

Les deux pays s’affrontent économiquement, poursuivant des objectifs similaires. Ils cherchent tous les deux à dépasser leur dépendance aux exportations de pétrole et à diversifier rapidement leurs économies respectives.

Les Saoudiens semblent considérer cette situation sous l’angle d’une compétition stérile, adoptant des lois dont l’objectif est de réduire le statut économique régional des Émirats arabes unis.

Au mois de février, Ryad a annoncé qu’à l’horizon 2024, toute entreprise multinationale qui n’aurait pas déplacé son siège régional au cœur du royaume ne pourrait plus prétendre à des contrats publics lucratifs, une initiative visant clairement à s’en prendre à la position de Dubaï, qui est considéré comme le pôle régional dans le secteur des affaires.

Des tours de Ryad, la capitale de l’Arabie saoudite et le principal pôle financier du pays, le 16 décembre 2016. (Crédit : FAYEZ NURELDINE / AFP)

Parmi d’autres mesures, une interdiction de vol émise par l’Arabie saoudite aux EAU et des tentatives par la compagnie d’administration portuaire saoudienne Red Sea Gateway Terminal visant à défier DP World, à Dubaï. Et, le 12 juillet, les Saoudiens ont annoncé que les produits comportant des composants Made in Israel ne seraient plus éligibles à des abattements fiscaux lors de leur importation.

La compétition économique s’est affichée au grand jour au cours des deux dernières semaines, les deux parties s’affrontant ouvertement lors d’une rencontre cruciale de l’OPEC+. Les discussions entre les membres de l’OPEC et la Russie se sont concentrées sur un potentiel arrangement portant sur une possible augmentation de la production pétrolière alors même que le monde se remet en marche après l’immobilisation entraînée par la COVID-19.

Les Émiratis, qui ont lourdement investi dans leurs capacités de production de pétrole pour pouvoir financer le développement économique, ont demandé que leur production puisse s’adapter aux nouveaux moyens qu’ils ont mis en place. Les Saoudiens ont fait part de leur opposition et les négociations se sont achevées sans qu’un accord ne soit trouvé.

Le président et directeur-général de DP World, Sultan Ahmed bin Sulayem, lors d’une présentation à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 29 avril 2018. (Crédit : AP Photo/Kamran Jebreili)

« Le fait que tout se joue ici ouvertement est ce qui est le plus intéressant », commente Friedman.

Israël au milieu

Les efforts de l’Arabie saoudite visant à contrer le programme économique des Émirats arabes unis ont plongé Israël – signataire, au mois de septembre, des Accords d’Abraham avec les EAU, d’un côté, et avec Bahreïn de l’autre – dans la mêlée.

Le président américain Donald Trump, (au centre), avec, de gauche à droite, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed al-Nahyan, lors de la cérémonie de signature des Accords d’Abraham sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 septembre 2020, à Washington. (AP Photo/Alex Brandon)

Pour les Saoudiens, freiner les Émiratis peut impliquer de s’en prendre aux domaines où ces derniers ont fait leurs plus grandes avancées – notamment à leurs toutes nouvelles relations avec Israël.

« Ils peuvent être mécontents de la rapidité et de la facilité qui distinguent l’évolution des choses entre nous et les EAU », suppose Krasna.

Ryad pourrait défier ou tenter de ralentir les accords technologiques et commerciaux importants conclus entre Israël et les Émirats, si ces derniers devaient offrir à Abou Dhabi un avantage injustifié.

En même temps, si leurs besoins économiques ou sécuritaires devaient dépasser le risque que poserait la normalisation dans le royaume, les Saoudiens pourraient commencer à afficher au grand jour leurs liens avec l’État juif.

Ils doivent toutefois avancer avec beaucoup plus de prudence que leurs voisins.

Il y a l’opposition salafiste à la normalisation, qui s’exprime avec force ; et la maison des Saoud s’inquiète de mettre en péril les nombreux protocoles d’accords conclus avec l’establishment religieux, qui ont aidé à apporter au régime sa légitimité et sa stabilité.

Ils ont également du mal à évaluer le sentiment des jeunes Saoudiens, qui n’ont pas connu les grandes guerres entre Israël et les États arabes, et qui représentent les deux tiers de la population. « Ils doivent gérer ce risque très soigneusement », a déclaré Zaga.

Il semble que la famille royale ne soit pas unie sur la façon dont elle devrait gérer ses relations Israël.

En octobre, Bandar bin Sultan, ancien ambassadeur aux États-Unis, avait déclaré à Al Arabiya : « Nous sommes à un stade où, plutôt que de nous préoccuper de la manière de relever les défis avec Israël afin de servir la cause palestinienne, nous devons nous focaliser sur notre sécurité et nos intérêts. »

Le prince saoudien Bandar bin Sultan dans son palais de Riyad, en Arabie saoudite, en 2008. (Crédit : AP/Hassan Ammar)

Deux mois plus tard, l’ancien chef du renseignement Turki bin Faisal a fustigé Israël lors d’une conférence à Bahreïn.

Les deux responsables saoudiens sont également divisés sur la normalisation. Alors que le jeune MBS a rencontré l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2020 et semble favorable à une coopération ouverte entre Saoudiens et Israéliens, son père de 85 ans, le roi Salmane, considère le soutien à la cause palestinienne et la défense d’Al Aqsa comme une obligation de la famille royale d’Arabie saoudite.

Paradoxalement, le changement de gouvernement en Israël permettrait aux Saoudiens de normaliser plus facilement leurs relations avec Israël, tout en obligeant Ryad à appuyer sur le frein. Le régime estime plus légitime de coopérer avec les dirigeants qui n’ont pas participé à la campagne militaire de mai contre le Hamas à Gaza.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 20 juin 2021. (Crédit : Alex Kolomoisky/POOL)

D’un autre côté, ses dirigeants doivent maintenant se familiariser et évaluer cette nouvelle liste de dirigeants et de ministres en Israël, a expliqué Zaga.

En attendant, la saine rivalité avec les Émirats arabes unis devrait s’intensifier.

« Il y a de la concurrence », a déclaré Zaga, « et cela pousse les deux partenaires à chercher des moyens de devenir plus forts ».

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