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Fitch maintient la note de A+ pour Israël, citant l’adoption du budget

L' agence a qualifié l'adoption du budget de l'État de "tournant important", qui permet de réduire l'incertitude politique et les risques potentiels pour les finances publiques

Ricky Ben-David est journaliste au Times of Israël

La Bourse de Tel Avivi, le 15 mars 2020. (Crédit : Flash90)
La Bourse de Tel Avivi, le 15 mars 2020. (Crédit : Flash90)

L’agence Fitch Ratings a réaffirmé, jeudi, la note A+ pour Israël, une note assortie d’une tendance « stable », citant l’adoption par la Knesset du budget de l’État 2021-2022 qui, selon elle, marque « un tournant important » pour le gouvernement israélien, réduisant « l’incertitude politique et les risques potentiels pour les finances publiques » et « affirmant la capacité du gouvernement à faire avancer une législation ».

Le plan de dépenses à hauteur de 609 milliards de shekels pour 2021 et le plan de 562,9 milliards de shekels pour 2022 représentent les premiers budgets approuvés au sein de l’État juif depuis 2018 – en raison d’une impasse politique prolongée qui avait vu la chute de plusieurs gouvernements successifs qui avaient alors été dans l’incapacité de présenter une proposition devant la Knesset.

L’agence de notation a aussi fait remarquer l’approbation de la Loi des Arrangements pour 2021 et 2022, qui détermine la manière dont l’allocation des fonds sera mise en œuvre. Elle comprend également des réformes essentielles, prévoyant d’alléger les barrières commerciales et les règles d’importation, des changements radicaux dans l’establishment en charge de la casheroute et dans l’industrie de l’agriculture, des réformes bancaires significatives, des dérégulations et des mesures qui permettront la transition de l’économie israélienne vers des sources d’énergie renouvelable.

Le nouveau budget, précise Fitch Ratings, place la note de déficit à 6,8 % du produit intérieur brut pour 2021 et à 3,9 % pour 2022, contre 11,4 % en 2020 à cause de la pandémie de COVID-19.

Selon l’agence de crédit, l’amélioration des finances publiques en 2021 a été entraînée « par le fort rebond économique, le retrait graduel des mesures de soutien durant la pandémie, et grâce au revenu fiscal particulièrement dynamique issu du secteur hi-tech« .

Les cibles officielles en matière de déficit ont reflété le rythme légèrement plus rapide de la consolidation fiscale que ce que Fitch Ratings avait envisagé au mois de juillet – avec des déficits à hauteur de 7,3 % du PIB en 2021 et à hauteur de 5,2 % du PIB en 2022.

Fitch a déclaré que, si certains risques étaient dorénavant réduits pour l’économie, l’agence considérait encore le résultat budgétaire pour 2022 comme étant « vulnérable » au dérapage budgétaire, particulièrement si l’économie devait encaisser un autre choc en raison, par exemple, des perturbations des chaînes globales d’approvisionnement ou des prix de l’énergie en hausse.

Israël avait connu une croissance de PIB moyenne sur cinq ans de 3,7 % avant la pandémie – plus ou moins conforme à la moyenne de 4 % des pays notés « A », a précisé Fitch.

En réponse à cette note, le ministre des Finances Avigdor Liberman a indiqué que « l’approbation du budget, pour la toute première fois depuis 2018, garantit la stabilité du gouvernement pour les prochaines années et la Loi sur les Arrangements comprend des réformes structurelles qui viendront soutenir une croissance durable tout en maintenant les cadres fiscaux ».

« A+ » n’est pas la note la plus élevée à être attribuée par Fitch – l’échelle de l’agence va de AAA à D. Une notation « A+ » dénote une haute qualité de crédit avec un risque faible de cessation de paiement, et une forte capacité de remboursement des engagements financiers souscrits, mais avec une certaine vulnérabilité entraînée par des conditions commerciales et économiques potentiellement défavorables.

Fitch, dont le siège se trouve à New York et à Londres, est une agence considérée comme l’une des trois plus importantes dans le monde, avec Moody’s et Standard & Poor’s.

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