Florence Parly : « la guerre au Yémen doit cesser »
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Florence Parly : « la guerre au Yémen doit cesser »

La ministre française des Armées a réitéré son "indignation" face au conflit et à la crise humanitaire qui ont fait 10 000 morts

Florence Parly, ministre française des Armées, en conférence de presse à Bamako, au Mali, le 1er août 2017. (Crédit : Souleymane Ag Anara/AFP)
Florence Parly, ministre française des Armées, en conférence de presse à Bamako, au Mali, le 1er août 2017. (Crédit : Souleymane Ag Anara/AFP)

« Il est temps – il est plus que temps – que cette guerre cesse et il est important aussi et c’est même la priorité de la France, que la situation humanitaire s’améliore et que l’aide humanitaire puisse passer », a déclaré la ministre sur la chaîne de télévision BFM et la radio RMC.

« C’est parce que nous sommes scandalisés par cette situation que le président de la République (Emmanuel Macron) a sollicité et organisé – et c’est d’ailleurs le seul pays qui l’a fait – en France, une conférence humanitaire sur le Yémen à laquelle ont participé l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ».

« Et nous faisons pression sans cesse, aux côtes des Nations unies, pour qu’une solution politique soit trouvée, parce qu’en effet, cette situation militaire est sans issue (…) », a ajouté Florence Parly qui a dit « partager l’indignation » de son intervieweur face à « une crise humanitaire comme on n’en a jamais vu ».

La situation au Yémen, où une coalition arabe sous commandement saoudien soutient les forces gouvernementales contre les rebelles Houthis appuyés par l’Iran, est décrite par l’ONU comme la pire crise humanitaire au monde actuellement.

Un enfant yéménite souffrant de malnutrition dans un hôpital de Hajjah, le 25 octobre 2018. (Crédit : ESSA AHMED / AFP)

Le conflit a fait plus de 10 000 morts et fait planer la menace d’une « famine géante » imminente dont pourraient être victimes 14 millions de personnes, soit la moitié de la population, selon le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock.

La ministre française a en revanche une nouvelle fois réfuté que des armes françaises soient utilisées par la coalition contre la population yéménite.

« Nous avons vendu il y a longtemps des armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats Arabes Unis. Ce que je peux vous dire, c’est qu’à ma connaissance, les armes qui ont été vendues récemment ne sont pas utilisées contre les populations civiles », a-t-elle dit, attribuant à la France un rôle de « fournisseur relativement modeste » d’armes à l’Arabie saoudite.

Evoquant la suspension des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite récemment proposée par Berlin, la ministre des armées a déclaré : « l’Allemagne a fait cette déclaration suite à un horrible meurtre qui a été commis, celui de (Jamal) Khashoggi. Mais il n’y a pas de lien entre ces différents faits ».

Macron avait évoqué la « pure démagogie » suite à cette annonce allemande.

Un enfant yéménite emporté vers un hôpital après avoir été blessé lors d’une attaque aérienne présumée contre le bastion des Houthis soutenus par Iran dans la province de Saada, le 9 août 2018 (Crédit : AFP)
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