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France : Des étudiants dénoncent de l’antisémitisme à la faculté de Lille

S’ils essaient d’alerter les autorités universitaires, on leur répond qu'il ne faut pas faire de vagues

La faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l'université de Lille en 2021. (Crédit : Velvet / CC BY-SA 4.0)
La faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l'université de Lille en 2021. (Crédit : Velvet / CC BY-SA 4.0)

La radio Europe 1 a réuni des témoignages de deux étudiants de la faculté de Lille, qui dénoncent des faits antisémites tels des intimidations, des agressions verbales, et des distributions de tracts violents sur leurs campus dans la ville.

Tom, étudiant à Sciences Po Lille, dit ainsi avoir constaté une libération de la parole antisémite après le déclenchement de l’offensive israélienne sur Gaza, alors qu’aucun mouvement de solidarité ne s’est manifesté dans son école à l’égard des victimes israéliennes du 7 octobre.

« Quand on me dit frontalement : ‘vous méritez ce qui vous arrive’, oui, c’est de la haine du Juif. Je pense que ces personnes-là se réjouissent de ce qui a pu arriver le 7 octobre et se réjouissent de l’ambiance actuelle qu’il y a en France et dans les universités », a-t-il déclaré au micro d’Europe 1. 

« Je ne me sens pas du tout à l’abri d’une agression à cause du climat de violence, les distributions de prospectus haineux et diffamatoires, calomnieux, c’est extrêmement choquant », a quant à elle expliqué Iris, étudiante en fac de droit. 

S’ils essaient d’alerter les autorités universitaires, on leur répond qu’il ne faut pas faire de vagues.

« On est toujours dans la nécessité de justifier par A+B que c’est vraiment de l’antisémitisme. On a l’impression qu’on veut nous faire taire parce que ça fait tâche de faire remonter ce genre d’informations dans des cadres comme Sciences Po où l’université de Lille. Il y a vraiment cette volonté de cacher les problématiques d’antisémitisme », a poursuivi Tom.

L’attaque terroriste du Hamas en Israël le 7 octobre et la réponse israélienne à Gaza ont provoqué une forte hausse de l’antisémitisme partout dans le monde, en Europe, en Amérique et ailleurs, et notamment sur les campus universitaires, où le conflit y est un sujet qui peut susciter de très vives tensions.

Un large tag « Soutien a la lutte armée palestinienne » à l’université Lyon-II, le 11 octobre 2023, peu après l’attaque du Hamas contre Israël. (Crédit : UEJF)

Dès le 9 octobre, la ministre Sylvie Retailleau avait envoyé un courrier aux présidents d’établissements scientifiques les exhortant à sanctionner les « actions et propos » relevant de « l’apologie du terrorisme, l’incitation à la haine ou à la violence » sur les campus.

Le 17 mars, elle a réagi à la polémique qui agitait Sciences Po Paris, alors que des soupçons d’antisémitisme pèsent sur l’école après qu’une étudiante, membre de l’Union des étudiants juifs de France, s’est vue refuser l’accès à une conférence pro-palestinienne.

Fin janvier, trois étudiants juifs ont été agressés à l’Université de Strasbourg alors qu’ils collaient des affiches pour la libération des otages du Hamas et contre l’antisémitisme.

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